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de 2007 > Agissons pour établir des ponts de dialogue qui conduiraient à des accords politiques fondés sur le consensus
Fadlallah: Agissons pour établir des ponts de dialogue
qui conduiraient à des accords politiques fondés sur le consensus
Discours prononcé lors de la célébration
annuelle de la rupture du jeûne organisée par
l’Association de Bienfaisance « al-Mabarrât »
L’Association de Bienfaisance « al-Mabarrât » a
organisé la célébration annuelle de la rupture du jeûne dans le complexe
de l’école de Sayyida Khadija al-Kubrâ et du lycée al-Kawthar, sur la
route de l’aéroport, en la présence :
Du ministre des affaires étrangères, M. Fawzi
Salloukh, qui a représenté le président de la République, le général
Emile Lahhoud.
Du député, M. Yassin Jaber qui a représenté le
président de la Chambre, M. Nabih Berri.
Du vice secrétaire général de Hezbollah, Sheikh Na’im
Qassim, qui a représenté le secrétaire général de Hezbollah, Sayyid
Hassan Nasrallah.
De M. Fadi Azar qui a représenté le président du bloc
al-Mustaqbal, M. Saad Hariri.
De M. Hikmat Dib qui a représenté le bloc du
Changement et de l’Assainissement, Le général Michel Aoun.
De M. le ministre Muhammad Jawad Khalifa.
Des présidents :
MM. Hussein el-Husseini, Salim Hoss et Rashid el-Solh,
De l’ambassadeur de la République Islamique d’Iran,
M. Muhammad Rida Shibani,
Des députés :
MM. Bshara Murhij, Muhammad Raad, Marouan Fares,
Hussein el-Hajj Hassan, Nawwar el-Sahili, Amin Sherri et Anouar al-Khalil.
Des ex-députés et ministres :
MM. Issam Numân, Ammar el-Moussaoui, Mouhsin Dalloul,
As’ad Diab, Bahaouddin Itani, Hassan Alawiyyé et Hussein Yatim.
M. le colonel Ali Jaber a représenté le chef de
l’armée, le général Michel Suleyman.
Ainsi qu’un grand nombre de représentants de partis
politiques, d’associations, de municipalités, et de références
religieuses et économique.
La réception était ouverte par la récitation de
Versets coraniques par M. le lecteur, Sheikh Salman el-Khalil. Elle a
été suivie par un documentaire sur les « Mabarrat » après l’agression
israélienne, et par un discours prononcé par le directeur général des « Mabarrat »
qui a exposé les réalisations des « Mabarrat » après l’agression.
Fadlallah
Son Eminence, l’Autorité religieuse, l’Ayatollah
Muhammad Hussein Fadlallah, a clôturé la réception en prononçant un
discours où il a dit :
Il y a une question qui se pose : Peut-on trouver des
solutions intérieures au Liban dans les conditions des complications qui
sévissent dans la région ?
Tout le monde parle de la difficulté ou de
l’impossibilité d’une telle entreprise. Pourtant, je dis : Si nous ne
pouvons pas trouver une solution intérieure décisive, pourquoi ne
trouverions-nous pas des solutions qui préserveraient l’équilibre
intérieur du pays en attendant l’accalmie dans la région, au lieu de
nous quereller, à l’intérieur, au profits des complications de la région ?
Pourquoi nous n’agirions pas pour assurer la continuité politique,
économique et sociale du pays, si toutefois nous avons à choisir entre
les divergences et le divorce, et entre la continuité du pays avec des
secousses politiques ici et là, ou entre sa non continuité avec laquelle
il devient semblable à une ballon sur le terrain des contradictions de
la région et dans le jeu des intérêts internationaux dans la région ?
La deuxième question est de savoir comment faire
passer le Liban de son rôle comme terrain passif à son rôle comme
terrain actif. Je ne dis pas que le Liban serait en mesure de changer la
situation dans la région du moment où il agirait pour élaborer un
consensus intérieur. Mais je prétends que la paix intérieure libanaise
serait un critère de la paix dans la région ou de la possibilité de le
prendre comme modèle dans les autres dossiers… Si des parties existent
qui veulent voir le Liban continuer de jouer le rôle de laboratoire,
pourquoi un tel laboratoire ne propose-t-il pas des échantillons qui
rechercheraient le repos, le calme et la paix à l’intérieur comme
message de bonté adressé à ceux qui sont à l’extérieur ?!
La troisième question est que notre problème au Liban
est dans le régime confessionnel qui a bloqué l’évolution intérieure au
cœur même du système et dans la vie politique au Liban. Ce régime a
facilité aux forces extérieures la pénétration du tissu libanais
fragilisé par ce même régime confessionnel… Je prétends que les
pénétrations par les Etats étrangers des constituantes intérieures et
des personnalités politiques ne se réduisent pas à la seule dimension
politique et au seul tripotage de tout ce qui pourrait conduire au
consensus. Ces pénétrations sont devenues sécuritaires et affectent plus
d’un niveau, ce qui donne à craindre pour l’équilibre du pays, pour sa
continuité aussi bien que pour sa stabilité.
La troisième question est en rapport avec le discours
qui parle de l’indépendance et des occasions qui sont devenues
opportunes pour accomplir cette indépendance par la fenêtre de ce que
l’on appelle l’échéance présidentielle. Nous saluons tout effort visant
à l’indépendance complète et non pas à l’indépendance vis-à-vis de telle
ou telle partie arabe ou islamique, l’indépendance qui ne soit pas une
soumission à une tutelle internationale qui ne s’intéresse qu’à la
protection d’Israël face au Liban. Mais nous nous demandons comment peut-on
parvenir à l’indépendance et comment le choix du président qui doit
protéger cette indépendance ne se fait qu’à partir de calcules
internationaux, et peut-être régionaux, ou même à partir de directives
qui pourraient venir au dernier quart d’heure ?
Le Liban a perdu son indépendance dès le moment où
ses politiciens avaient décidé de l’hypothéquer à l’étranger, dès le
moment ont certains avaient décidé de détruire l’unité du pays en ne se
rendant pas compte que leur plan le conduit au suicide.
Nous devons agir, même si tous les courants se
dressent contre nous, pour établir des ponts de dialogue susceptibles de
conduire à des accords politiques que toutes les parties veilleraient à
en protéger les dénominateurs communs qui font l’unanimité de tous même
dans le discours de consommation selon la règle disant que « Le Liban ne
peut pas être géré de l’extérieur et ne peut pas continuer d’exister
dans l’hostilité vis-à-vis de l’extérieur, surtout de cet extérieur
qu’est le voisinage arabe et islamique ».
Au nom de Dieu, le Clément, le
Miséricordieux
Le Bureau d’Information de son
Eminence,
l’Autorité religieuse,
l’Ayatollah Muhammad Hussein
Fadlallah.
Beyrouth, le 07 sha’bân’ 1428
H /
19 août - 2007 AP. J. C.
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