|
Actualités
>Communiqués-Archive
de 2007 >
Fadlallah conseille Siniora et Hariri : Soyez Rafic Hariri
Fadlallah conseille Siniora et
Hariri : Soyez Rafic Hariri
Deux émissaires du premier
ministre et du président de « al-Mustaqbal » rendent visite à l’Autorité
religieuse chiite
Les occupations de son Eminence, l’Autorité
religieuse, l’Ayatollah Muhammad Hussein Fadlallah, s’élargissent pour
couvrir la totalité de la scène islamique et ses crises. Il a
minutieusement poursuivi, ces derniers jours, l’évolution de la
situation en Somalie et ses répercussions sur le continent africain et
sur la situation générale dans le monde arabe et musulman. Il a
poursuivi également la situation en Iraq et les retombées de l’exécution
de l’ex-président Saddam Hussein, eu égard au moment choisi et à la
manière avec lesquels cette exécution a eu lieu dans les conditions,
selon l’entourage de son Eminence, de « la crainte de l’aggravation des
menaces du jeu confessionnel que les Américains cherchent à répandre
dans toute la région ».
Pourtant, cela n’a pas empêché son Eminence de porter
un intérêt particulier à la situation au Liban, notamment à la situation
dans les milieux musulmans et à la montée de la tension confessionnelle,
ce qui a exigé, de la part de son Eminence et de son équipe de travail,
une mobilisation visant à « contenir tout ce qui pourrait fissurer la
relation entre les Sunnites et les Chiites au Liban ». Son Eminence est
en l’occurrence une personnalité de dialogue ouverte à toutes les
confessions et au-delà des confessions, mais il se considère comme
responsable tout particulièrement de la scène musulmane. Il se sent très
ému lorsqu’il entend tout ce qui pourrait jeter de l’huile
confessionnelle sur le feu politique, et cela l’incite à agir pour
l’empêcher ».
Après les trois appels qu’il a adressés pendant ces
deux dernières semaines, primo, à la Nation, à travers « le message du
Pèlerinage », secundo, aux savants religieux sunnites et chiites et,
tertio, aux Libanais à l’occasion des fêtes, il parait que son Eminence
ait entendu des paroles « douces » émanant de la partie opposée, et ait
reçu des hommages de la part du premier ministre Fouad Siniora.
Ces hommages ne se réduisent pas aux deux contacts
effectués par Siniora avec as-Sayyid Fadlallah, une fois pour se
rassurer sur sa santé, et l’autre fois pour le féliciter à l’occasion
des fêtes. De plus, le premier ministre a envoyé à Fadlallah un
émissaire qui a tenu à transmettre l’avis de Siniora au sujet des
événements en cours tout en sollicitant « l’intervention de son Eminence
pour une solution définitive au moyen d’une médiation, des conseils ou
autres ». Cela a été représenté aussi par une visite d’un émissaire
envoyé par le président du bloc parlementaire « al-Mustaqbal », Sa’d
Hariri.
Des sources proches de l’Autorité religieuse chiite
ont assuré que Siniora a tenu, par l’intermédiaire de son émissaire, à
affirmer qu’il est « d’accord avec chaque mot prononcé par son Eminence
dans ses appels pour l’unité, qu’il est prêt à faire ce qu’il pense être
opportun, surtout en ce qui concerne la question de l’unité islamique,
et qu’il est à la disposition de son Eminence sur ce plan ». L’émissaire
a entendu de la part de son Eminence des conseils parmi lesquels « les
savants religieux ne devraient pas s’engager dans les climats politiques
afin de les orienter confessionnellement, y compris l’usage du Sérail
gouvernemental à cette fin, car il est ridicule de présenter la question
comme s’il s’agissait d’un problème entre Sunnites et Chiites, et ce
dans la mesure où le gouvernement est un gouvernement libanais qui
appartient à tout le Liban ».
Les mêmes sources ont laissé entendre que l’émissaire
du premier ministre a transmis la crainte de Siniora au sujet d’un rôle
« bloqueur » du onzième ministre, « mais il a entendu, de la part de
Fadlallah, des parole rassurantes selon lesquelles il a reçu, de la part
de Hezbollah des affirmations garantissant qu’il ne s’agira nullement de
blocage, mais d’une vraie participation susceptible de rétablir la
confiance de toutes les parties ». Son Eminence a chargé l’émissaire de
transmettre à Siniora un message affirmant, en substance, « que la phase
actuelle a besoin d’un héros, et vous pouvez être ce héros », tout en
lui demandant avec insistance « d’emprunter la voie de Rafic Hariri qui
était génial dans ses solutions simples aux problèmes les plus
compliqués et dans ses manières de triompher des difficultés et de
trouver des dénouements heureux, alors qu’on cherche à nous voir
maintenant au Liban rendre plus compliqué ce qui est déjà simple ».
Quant à l’émissaire de Hariri, il a été chargé de
transmettre au jeune député une invitation « à parler à la base
populaire sur un ton qui refuse la logique confessionnelle, et non pas
seulement en l’appelant à protéger l’unité islamique ». Son Eminence a
insisté en outre sur la nécessité « de stopper le bombardement
médiatique qui provoque la question confessionnelle » estimant que « la
nécessité s’impose d’aller sur le terrain pour empêcher ce bombardement ».
Selon son entourage, cette demande a été adressée par as-Sayyid
Fadlallah à toutes les autres parties concernées.
Fadlallah a ajouté en adressant cet appel à Hariri un
conseil lui disant : « Sois Rafic Hariri ».
Tout cela s’ajoute à d’autres messages et conseils
envoyés par Fadlallah dans toutes les directions et à toutes les parties
concernées. Mais les milieux proches de Fadlallah n’ont pas avoué s’il
est ou non en train de mener une médiation générale et globale dans les
conditions de la diversité des médiations et de la perpétuité de
l’impasse.
Le Bureau d’information de
l’Autorité religieuse
As-Sayyid Muhammad Hussein Fadlallah
Beyrouth, le 14 dhû al-hijja
1427 H / 4 janvier 2007 ap. J. C.
|