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de 2007 > 21 shawwâl 1428 H / 01 novembre 2007 Ap. J. C.
Halte à la traite d’enfants !
Fadlallah appelle dans un communiqué à la création
d’un organisme arabe et islamique pour défendre les droits des enfants
arabes et musulmans.
Fadlallah : Honteux est le silence des instances
occidentales et internationales à l’égard de la traite visant les
enfants du Tchad et de Darfour !
Son Eminence, l’Autorité religieuse, l’Ayatollah
Muhammad Hussein Fadlallah, a publié un communiqué dans lequel il a
condamné les violations des droits de l’enfance dans le monde à travers
la traite d’enfants au Darfour et à l’Est du Tchad. Voici le texte de ce
communiqué :
Les mass médias ont diffusé des informations sur la tentative d’une
association française d’enlever des enfants du Darfour et de l’Est du
Tchad dans le but de les faire adopter, ou de les vendre, ou pour
utiliser commercialement leurs organes, ou pour les exploiter
sexuellement. Cette association a également utilisé des moyens louches
pour séduire ces enfants, les enlever et les emmener en Europe à ces
fins. Cela constitue le summum de la sauvagerie qui se dissimule
derrière des considérations humanitaires pour attenter à l’enfance
innocente qui, en plus des souffrances qu’elle subit dans son pays en
matière de faim, de pauvreté et d’agressions contre ses droits humains
et moraux, se voit visée par ceux qui arrivent pour multiplier leurs
problèmes et aller trop loin en commettant des crimes visant leurs
droits.
Cet agissement agressif trahit la véritable façon avec laquelle des
parties politiques et autres, en Occident, perçoivent nos peuples ainsi
que les peuples et les enfants du Tiers-monde. Il trahit le mépris qu’on
porte envers ces peuples au point de les saccager, de bafouer leurs
droits et de détruire leurs entités sociales et politiques pour terminer
par l’exploitation des corps des enfants innocents comme marchandises
dans le marché de traite internationale, par le fait de découper leurs
corps et d’utiliser leurs organes au profit des opulents et des
rassasiés en Occident. Ceux-là ne se sont pas contentés de l’époque
coloniale et de ses méfaits à l’encontre de nos peuples ; leur appétit
n’a pas été assouvi par la spoliation de nos richesses souterraines, de
nos économies et de nos politiques. De plus, ils ont recours à ces
méthodes sauvages poussés par des pouvoirs politiques compromis et des
lois internationales devenues des armes qu’utilisent les puissants
contre les faibles. La transgression de ces lois est devenue chose
courante et ordinaire du moment où les victimes en sont les Arabes, les
Musulmans ou les peuples déshérités que les Nations unies ne font rien
pour les défendre et les sauver des griffes des monstres internationaux.
Nous nous attendions, de la part des associations des droits de l’homme,
notamment en Occident, de la part aussi de ceux qui prétendent défendre
les droits de l’enfance et qui utilisent ce slogan dans toutes les
affaires partielles et minimes qui surgissent dans la monde arabe et
musulman, à ce qu’ils se lèvent pour dissiper cette injustice qui frappe
les enfants du Soudan et du Tchad. Nous nous attendions à ce qu’ils
fassent le minimum de leurs devoirs en condamnant ces crimes et en
exigeant la mise au point de règles et de mécanismes internationaux qui
empêcheraient le renouvellement de tels agissements. Nous nous
attendions à une action concrète et efficace de la part des associations
occidentales qui portent des titres humains et dont les responsables
s’élancent dans la défense de ce qu’ils appellent les droits des animaux
pour ainsi dénigrer les pratiques musulmanes du sacrifice au pèlerinage,
mais qui restent insensibles face à ces pratiques sauvages à l’encontre
des enfants ; mais dont les consciences restent inébranlables face aux
violations graves des droits de l’enfance innocente en Palestine, en
Iraq et en Afghanistan, sous l’occupation des Israéliens, de Américains
et de ceux qui gravitent dans leur orbite.
Tout en rappelant l’attitude légale islamique qui ne permet pas
l’adoption d’enfants et qui ne donnent, même aux pères et aux mères, le
droit de violer ceux de leurs enfants, de disposer d’eux de manières
contraires à leurs intérêts ou de les exposer aux ambitions des
convoiteurs, des exploiteurs et de ceux qui utilisent comme marchandise
leurs droits et leurs corps, nous appelons à hausser la voix au niveau
du monde entier et notamment au niveau du monde islamique, contre ces
pratiques et pour poursuivre devant la justice ceux qui les exercent et
ceux qui les leur facilitent. Nous appelons également à la création d’un
organisme musulman et arabe, comprenant toutes les catégories et toutes
les parties, pour défendre les droits des enfants, et pour consacrer son
action humaine, sociale, politique et médiatique à la protection de nos
enfants et à leur assurer les aides nécessaires dans le domaine éducatif
et de scolarisation, aussi bien que dans les domaines de la santé, de la
nutrition et autre. Cet organisme doit aussi agir pour démasquer les
pouvoirs politiques qui protègent les agresseurs, et commencer par
mettre au point des plans pratiques pour atteindre ces objectifs,
surtout que nous accueillons une nouvelle étape où l’on cherche à
saccager nos enfants en Palestine, en Iraq, au Liban et ailleurs, dans
le cadre de l’offensive américaine et sioniste visant à mettre la main
sur toutes nos richesses, nos potentialités et nos droits humains,
nationaux et religieux.
* * * * * * * * * * * * * * *
Son Excellence, as-Sayyid Fadlallah, avait d’autre part reçu
l’ex-ministre, Dr Karam Karam, avec lequel il a passé en revue la
situation au Liban et dans la région.
Le Bureau d’Information de son
Eminence,
l’Autorité religieuse,
l’Ayatollah Muhammad Hussein
Fadlallah.
Beyrouth, le 21 shawwâl 1428 H
/ 01 novembre 2007 Ap. J. C.
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