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de 2007 >Les Nouvelles guerres des Etats-Unis
Les Nouvelles guerres des Etats-Unis
Les Etats-Unis cherchent à utiliser les Arabes comme combustible dans
de nouvelles guerres et discordes
Fadlallah : Le problème de la Nation est qu’elle est devenue
prisonnière de relations et de complications personnelles.
Son Eminence, l’Autorité religieuse, l’Ayatollah Muhammad Hussein
Fadlallah, a mis en garde contre la gravité des complications
personnelles qui dominent les relations entre tel ou tel Etat arabe, à
travers les relations compliquées entre tel ou tel dirigeant arabe. Il a
signalé que la question de l’héritage du pouvoir politique dans le monde
arabe exige un effort inhabituel pour y trouver une solution ou pour
l’assainir.
Son Eminence a signalé également la gravité du plan
entretenu par l’administration américaine, notamment par le vice-président
américain, en vue de mettre au point mort la question palestinienne et
de mettre les Arabes à l’abri des embarras en faisant des concessions
par le biais des Nations Unies. En outre, il a averti que les Etats-Unis
cherchent à utiliser les Arabes dans de nouvelles guerres et discordes
dans la région.
Son Eminence a donné, à ce sujet, la déclaration
suivante :
L’un des grands casse-tête qui laissent leurs
empreintes sur les problèmes arabes consiste, peut-être, dans les
relations personnelles qui n’ont pas cessé d’entraver beaucoup de
solutions arabes sous l’effet des complications qui dominent ces
relations, ou de faciliter leur accès vers des perspectives plus larges
lorsque ces relations suivent la ligne de l’équilibre et de la
magnanimité.
Nous avons constaté, et nous constatons encore, toute
une masse de complications personnelles dont les répercussions
déterminantes laissent leurs empreintes sur les relations, dans le monde
arabe, entre tel ou tel Etat, et se reflètent au niveau des causes
nationales et islamiques ainsi qu’au niveau de certains dossiers
intérieurs de certains de ces Etats, et même au niveau des causes
considérées comme historiques. Cela a eu des impacts sur l’unité des
positions arabes et islamiques et a montré aux autres que la Nation est
toujours prisonnière de complications et de complexes personnels et
subjectifs, ce qui a provoqué une faille intérieure et a incité tel Etat
ou telle partie arabe ou islamique à se rapprocher de certaines parties
internationales, et même de certaines parties ennemies, dans un
processus de rapprochement vis-à-vis des ennemis et d’éloignement
vis-à-vis des amis.
La question de l’hérédité traditionnelle issue de
considérations politiques ou tribales, ou même d’arrière-fonds ayant
permis à telle ou telle partie d’assujettir à leur pouvoir tel ou tel
pays arabe, est l’un des problèmes qui exigent un effort inhabituel pour
y trouver une solution ou pour l’assainir, du fait que beaucoup de
responsables arrivent à des postes supérieurs alors qu’ils ne présentent
pas la fidélité à la cause ni la justice dans la gestion ni l’expérience
dans les affaires politiques, intellectuelles ou autres.
Nous ne nions pas le fait que nous sommes orientaux
et que nos sociétés, et nos sociétés arabes en particulier, sont
toujours en état d’accoutumance aux personnes, et ce malgré l’effort
déployé par le Noble Messager de Dieu (P) ou par les bons Compagnons, et
malgré la culture issue de Noble Coran en vue d’inciter les gens à
s’attacher à l’institution, à la cause et au Message. Nous devons
entreprendre un processus permanent d’assainissement sur les plans
politiques, pédagogiques et autres, pour souligner que les gens doivent
s’attacher à la personne à travers la cause, et non pas à travers les
données et les circonstances ayant permis à telle ou telle personne de
devenir un chef qui se permet de confisquer les causes de la Nation au
profits de ses comptes personnels, de ses liens tribaux ou même de ses
arrière-fonds hérités de ses relations avec des services de
renseignements.
Ce problème s’est reflété à d’autres niveaux tribaux
et confessionnels et nombreux sont ceux qui sont devenus des prisonniers
d’une personne à travers leur attachement à la tribus ou à la
confession. Nous sommes devenus, dans beaucoup de nos modèles, des
prisonniers des confessions et des sectes qui se plient devant la
personne au mépris des critères de l’intégrité et de la justice. Le
grand problème consiste, peut-être, dans le fait que nous plongeons de
plus en plus dans cette boue, à un moment où l’administration américaine
est en train de planifier des discordes ambulantes et peut-être une
nouvelle guerre de grande envergure dans toute la région. Elle mobilise
toute une armée de fonctionnaires qui travaillent à son service parmi
ceux qui portent des nomenclatures arabes et des papiers d’identité
islamiques, et qui servent ses intérêts à partir des conditions
politiques qui leurs sont devenues favorables grâce aux instigations de
cette administration. Ces machinations n’auraient pas pu réussir s’il
n’y avait pas ces considérations personnelles, familiales et
héréditaires qui ont pleinement joué leur rôle dans la question de
l’investissement politique et sur le plan des services de renseignement.
Nous devons être très vigilants face a ce qu’a
planifié et planifie encore l’administration américaine à travers,
notamment, le vice-président américain, car la mise au point mort de la
question palestinienne -visant à ne pas embarrasser les Arabes qui ne
veulent pas concéder directement l’initiative du sommet de Beyrouth, en
portant la question aux Nations Unies chargées de superviser les
concessions exigées par les Etats-Unis, sur la voie du refoulement de la
Ligue Arabes loin de la façade et de la décision-, tout cela prouve que
les Etats-Unis comptent utiliser les Arabes dans de nouveaux projets
infernaux dans la région pour en faire le combustible de nouvelles
guerres et discordes dans la région, dans le but de sauver le président
Bush de son impasse et de fournir un soutien indirect à Israël qui subit
encore un état de déséquilibre suite à son échec dans la guerre qu’il a
lancée contre le Liban. Pour toutes ces raisons, ce qui est demandé est
de sacrifier beaucoup de comptes personnels pour le compte de la Nation
pour prévenir les temps de la discorde et les risques des guerres à
venir.
Au nom de Dieu, le Clément, le
Miséricordieux
Le Bureau d’Information de son
Eminence,
l’Autorité religieuse,
l’Ayatollah Muhammad Hussein
Fadlallah.
Beyrouth, le 13 rabî’ premier
1428 H /
Premier avril 2007 AP. J.
C.
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