Le Sermon du vendredi > La miséricorde divine
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Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Le sermon du Vendredi

 

Les deux sermons du Vendredi prononcés par Son Eminence, l'Autorité religieuse, sayyed Muhammad Hussein Fadlallah de la mosquée de al-Imâmayn al-Hassanayn à Haret Hreik, le 21 safar 1431 / 05 février 2010 en présence d'une foule dense de personnalités religieuses, politiques, sociales ainsi que de croyants.

 

Le premier sermon

La miséricorde divine

L'abondance de la miséricorde divine

Dieu, le Très-Haut, dit dans Son Noble Livre : ((Lorsque ceux qui croient en Nos signes viennent à toi, dis-leur : "Salut sur vous ! Votre Seigneur s'est prescrit à Lui-même la miséricorde)) (Coran V, 54). Il a dit aussi : ((Invoquez votre Seigneur avec crainte et désir ardent. La miséricorde de Dieu est proche de ceux qui font le bien)) (Coran VII, 56).

Dieu, le Très-Haut, affirme dans ces deux Versets que, dans la conception que l'homme se fait de Dieu doit être principalement dominée par  l'idée de miséricorde. En effet, Dieu est le Clément et le Miséricordieux, et l'existence toute entière est une manifestation de Sa miséricorde. Cela permet à l'homme de se sentir toujours proche de Dieu grâce à cette miséricorde qui englobe toute chose. Il lui permet de sentir que, proche, la Miséricorde de Dieu panse ses blessures, soulage ses douleurs, dissipe ses soucis, lui assure la satiété quant il a faim, le désaltère quant il a soif, pardonne ses péchés, réalise ses aspirations, dirige ses pas dans sa marche et ouvre toute son existence à la satisfaction de Dieu, dans ce monde-ci et dans l'Autre monde.    

La miséricorde de Dieu intervient pour rendre plus fervente la prière de l'homme, plus entendues et réalisées ses invocations et plus acceptables -auprès de Dieu- ses actions. Dans ces conditions, l'homme se rend compte qu'il ne peut aucunement se conduire sans la miséricorde de Dieu, le Très-Haut. Le Messager de Dieu (P) a dit à ce propos : "Sachez que rien ne vous sauve qu'une action conjuguée à la clémence". Il a dit aussi: "Dieu n'a créé une chose sans créer une chose destinée à la vaincre. Il a créé Sa miséricorde pour vaincre Sa colère".

La clémence est une qualité que Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a donnée à Son Messager (P) : ((Il vous est venu un Envoyé élu parmi vous-mêmes. Lourdes lui sont vos fatigues. Vous êtes sa passion. Aux croyants vont sa tendresse et sa miséricorde)) (Coran IX, 128). Sa Miséricorde est aussi immense et englobe tous les hommes : ((Nous ne t’avons envoyé que par miséricorde pour les univers)) (Coran XXI, 107).

La clémence des hommes

Tout cela nous suggère, chers frères, que le Musulman doit vivre et donner à la clémence une place importante dans sa vie et dans ses relations avec les autres qui l'entourent. La clémence est une recommandation que chacun doit faire aux autres dans la société islamique. Dieu, le Très-Haut, dit : ((Ils se sont conseillés mutuellement la patience et la miséricorde)) (Coran XC, 17). Le Messager de Dieu (P) l'a affirmé lorsqu'à un homme qui lui a dit: "J'aimerais que Dieu soit miséricordieux envers moi", il a répondu : "La clémence envers celui qui n'est pas clément te prive de la Miséricorde de Dieu. Et laisser la vie sauve à celui qui ne laisse pas aux autres la vie sauve fait périr la Nation". Et louange à Dieu, le Seigneur des Monde.  

Le second sermon

La fourberie sioniste, toujours à l'œuvre

En Palestine occupée, le ministre de la guerre de l'entité ennemie réitère ses menaces. Il dit que la situation peut s'effondrer et aboutir à une guerre totale contre le Liban et la Syrie. Il menace de ne pas être clément envers les faibles, tout en signalant que la solution politique ne sera possible tant que l'autre partie pense qu'Israël est faible ou qu'il est possible de l'affaiblir.

Donc, la fourberie sioniste est toujours en œuvre, entre les menaces d'une guerre éclaire, les assassinats perpétrés par le Mossad aux Emirats ou en Syrie et même en Iran, dépassant ainsi toutes les frontières internationales, à un moment où l'on accule chaque Etat islamique ou arabe à sacraliser ses frontières et à ne pas agir dans le sens d'aider les Musulmans et de les assister face à la machine de meurtre et de destruction.

Il faut démasquer cet ennemi qui manipule l'opinion publique mondiale en se présentant sous l'image de celui qui agit pour la paix, alors qu'il se dirige vers la guerre au niveau de sa mentalité, de ses plans et de ses agissements. Cet ennemi n'accepte donc aucune forme de paix ni aucun règlement.

S'apprêter pour défendre la Nation

La Nation doit s'apprêter sur tous les plans pour faire face à ces menaces et aux messages que le président américain et ses adjoints adressent à l'Iran qui célèbre actuellement le trente et unième anniversaire de sa révolution qui a représenté un défi permanent lancé à l'arrogance mondiale. Le monde arrogant doit se rendre compte que l'ère est dévolue d'assener des coups à nos peuples sans qu'ils ne répliquent avec force.

Iraq : Le spectre de la discorde à nouveau présent 

Quant à l'Iraq, où les criminels sauvages reviennent avec le spectre de la discorde en s'attaquant aux visiteurs de l'Imâm al-Hussein (p), il s'engage dans le jeu politique international et régional. Il s'agit d'un jeu destiné à préparer un nouveau climat de discorde, pour provoquer un nouveau chaos qui sert l'occupation, qui livre les Iraquiens au désespoir et qui affecte les élections et la totalité du processus politique. La meilleure riposte à ce processus criminel et aux plans de la discorde consiste dans la fortification de la place intérieure par le biais de la ligne de l'unité islamique.

Liban : Préserver la stabilité intérieure 

Pour ce qui est du Liban qui constitue une ligne de force face à l'occupation et à l'agression de l'ennemi, surtout lors de la guerre de juillet 2006, il est toujours visé par les forces de l'hégémonie et de l'occupation. L'ennemi continue d'espérer y effectuer des percées par tous les moyens possibles. C'est pour cela que toutes les parties devraient préserver la stabilité contre la fragilisation et agir pour mettre l'Etat à l'abri du jeu de partage qui démolit l'action du gouvernement dans des nominations qui restent toujours à attendre, dans des élections municipales qui restent dans le coma de la politique intérieure, ainsi que dans d'autres questions et détails en proie au figement. Tout cela fait enfouir le pays dans une paralysie politique qu'ils appellent stabilité. Il le fait enfouir dans la mort économique et sociale qu'ils appellent sérénité, dans la cohabitation politique qu'ils appellent unité.    

Le 05/02/2010 Ap. J. C / 21/02/1431 H

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