La prière commune.

Ce chapitre comprend une préface et des thèmes.

Préface.

La prière commune fait partie des plus importantes cérémonies de l’Islam et des plus grandes actions conseillées, le fait qu’elle soit conseillée est confirmé chez tous les Musulmans, sa récompense est très grande chez Dieu (soit-Il loué), elle est meilleure que la prière individuelle, le “mieux” est qu’elle soit faite pour les prières obligatoires quotidiennes, qu’elles soient faites à temps ou en dette, spécialement celles qui sont faites à temps et plus spécialement celle du matin, du crépuscule et du soir.

Il se peut que la prière commune soit obligatoire par serment ou dans le cas où il n’y a plus de temps pour apprendre la bonne prononciation et qu’on est incapable de prononcer [la prière] correctement.

La relation qui se trouve entre l’Imam [celui qui dirige la prière] et le Ma’moum [celui qui fait la prière commune derrière l’Imam] durant la prière commune se nomme “l’imitation” [ou prendre l’Imam comme exemple].

L’explication détaillée de la prière commune se trouve en plusieurs thèmes.

Premier thème: Les prières pour lesquelles il est licite de faire “l’imitation”.

Q.537: Il est licite de faire cette imitation pour toutes les prières obligatoires comme les prières quotidiennes, la prière des signes et autres sauf pour la prière du Tawaf [qui est faite avant de tourner autour de la Kabaa à la Mecque] car pour cette prière, on n’a pas de preuve pouvant être prise en considération nous disant que “l’imitation” y est licite.

Par contre, il n’est pas licite de faire cette imitation pour les prières conseillées même si elles deviennent obligatoires par serment ou pour une autre raison.

Il n’y a pas de différence entre les prières conseillées Nawafel et autres, on exclut de cela la prière de l’IstisQa’ [qui est faite pour demander à Dieu de faire tomber la pluie] et la prière des deux fêtes -dans le cas où elles ne sont pas obligatoires- il est donc licite de faire ces deux prières communes.

Q.538: La prière du vendredi et la prière obligatoire des deux fêtes ne sont valables que faites communes, elles sont les seules à être ainsi.

Q.539: Pour celui qui a fait sa prière individuellement, il est conseillé de la refaire commune qu’il soit Imam ou Ma’moum, guidant la prière ou guidé par quelqu’un, à condition que dans cette prière commune, il y ait au moins un prieur Ma’moum qui ne l’a pas encore faite.

Q.540: Pour la validité de “l’imitation”, on n’a pas la condition que le genre de la prière soit le même pour l’Imam et le Ma’moum; il suffit qu’il y ait entre eux, une sorte d’union dans le fait qu’il fassent tous deux la prière quotidienne; par exemple, si l’un des deux fait celle du soir et l’autre celle du crépuscule, si l’un fait une prière en son temps et l’autre en dette ou si l’un fait une prière entière et l’autre une prière courte, il est licite alors de faire “l’imitation”; par contre, si le genre est différent, comme par exemple, si l’Imam fait celle des signes et le Ma’moum fait une prière quotidienne alors “l’imitation” n’est pas valable.

Q.541: Il peut arriver au Musulman responsable ce qui l’oblige à faire la prière par précaution et on peut limiter cela aux quatre situations suivantes:

1- S’il doute de la validité de la prière qu’il a faite, il la refait par précaution.

2- Si son devoir est de répéter sa prière comme de faire la prière entière et courte.

3- Si le doute concerne le principe même de devoir faire la prière comme dans le cas où la femme groupe le fait de faire les actions de la femme ayant des pseudo règles et d’abandonner ce que la femme ayant les règles abandonne.

4- Lorsqu’elle a pour but de remédier au doute du nombre de Rakaa, c’est une prière de la précaution.

Il n’est donc pas valable “d’imiter” un Imam faisant une prière dans ces quatre situations-ci pour un Ma’moum qui n’est pas en train de faire une prière par précaution; par contre, il est valable au Ma’moum qui fait la prière par précaution de suivre un Imam dans les trois premières situations même s’il y a une différence de cause et de genre de précaution sans la dernière s’ils ont douté ensemble et chacun d’eux fait alors la prière par précaution spécifique à lui [individuellement].

Deuxième thème: Les conditions et la méthode de “l’imitation”.

Q.542: “L’imitation” est la relation qui se bâtit entre l’Imam et le Ma’moum dans la prière commune. Cela se réalise lorsque le Ma’moum prend l’intention au début de sa prière de prier en suivant cet Imam, cette relation vient du Ma’moum et l’Imam n’a pas de relation avec cela; c’est pourquoi on n’a pas la condition que l’Imam ait l’intention de faire la prière commune, en bref cette prière est basée sur l’intention du Ma’moum et non pas sur celle de l’Imam.

Q.543: Pour que “l’imitation” soit valable, on prend en considération les points suivants:

1- Que le Ma’moum détermine la personne derrière laquelle il a l’intention de prier et il suffit de “désigner” cette personne déterminée dans son coeur; donc, s’il prend l’intention d’imiter la personne qui est debout en croyant faire la prière derrière M. Durant puis découvre que c’est M. Dupont, sa prière commune est valable si les conditions d’Imam sont respectées avec M. Dupont.

2- Que l’Imam fasse sa prière individuellement, c’est-à-dire qu’il n’imite pas quelqu’un d’autre, donc il n’est pas valable d’imiter une personne imitant une tierce personne.

3- Que l’intention de la faire commune soit prise dès le début, il n’est donc pas valable pour celui qui a commencé sa prière individuellement de prendre l’intention de la continuer commune; par contre, changer sa prière commune en prière individuelle est licite.

Q.544: Il est possible au Ma’moum -en principe- de suivre la prière commune à n’importe quelle Rakaa que l’Imam de la prière commune est entrain de faire, si l’Imam est debout pour lire la Fatiha ou pour citer les louanges ou s’il est dans son l’inclination; donc, s’il a fini l’inclination sans pouvoir le suivre, il n’est pas valable au Ma’moum de le suivre après cela et [il attend] jusqu’à ce que l’Imam revienne à une situation debout.

Q.545: Si le Ma’moum trouve l’Imam en inclination, qu’il est loin du groupe de prieurs et a peur de ne pas pouvoir s’attacher à cette prière en essayant d’atteindre les rangs de prieurs, il lui est licite de faire le Takbir et de s’incliner loin de ces rangs puis de marcher en situation d’inclination à condition de ne perturber aucun des devoirs de sa prière et de la prière commune à part cela.

Q.546: Il est obligatoire au Ma’moum de suivre l’Imam dans ses actions; on entend par cela que le Ma’moum ne devance l’Imam dans aucunes des actions qu’elles soient piliers ou autres, il les fait après que l’Imam commence à les faire sans grande séparation ou en même temps que l’Imam. Par contre, il ne lui est pas obligatoire de suivre l’Imam dans les citations sauf pour la Takbirat ol Ihram car il n’a ni le droit de le devancer dans cette Takbirat ni même de la faire en même temps que lui.

Q.547: Si le Ma’moum abandonne le fait de suivre l’Imam, on a les deux cas suivants:

Premier cas: S’il le fait exprès et en y faisant attention, “l’imitation” est non valable et il rate la prière commune; et peut-être que sa prière n’est pas valable, s’il fait exprès de perturber les conditions de la prière individuelle.

Deuxième cas: Si cela lui arrive par oubli et inattention, son “imitation” n’est pas invalidée, mais il doit rattraper l’Imam comme dans les situations suivantes:

1- Si le Ma’moum lève la tête de l’inclination ou de la prosternation avant l’Imam par oubli, on a deux cas:

a- S’il y fait attention alors que l’Imam est encore incliné, il retourne à l’inclination et continue sa prière; s’il n’y retourne pas, sa prière commune est invalidée.

b- S’il y fait attention après que l’Imam lève la tête, il continue la prière et n’a rien à faire.

2- S’il descend vers l’inclination ou la prosternation alors que l’Imam est encore debout ou assis alors, si l’Imam est encore debout ou assis, il revient à son état et le suit, ici il n’y a pas de problème pour avoir ajouté une inclination ou prosternation en voulant suivre l’Imam; par contre, s’il y fait attention alors que l’Imam descend vers son inclination ou sa prosternation alors il reste incliné ou prosterné et continue sa prière avec l’Imam.

3- Si l’Imam s’incline ou se prosterne et que le Ma’moum s’attarde à le suivre par oubli et n’y fait attention que lorsque l’Imam lève la tête; il fait ce qu’il a raté et continue avec l’Imam.

4- Si l’Imam et le Ma’moum se lèvent ensemble, après une inclination ou une prosternation mais que le Ma’moum se lève debout ou assis avant l’Imam par inattention, alors le Ma’moum reste à son état jusqu’à ce que l’Imam se lève puis continue la prière avec lui.

Q.548: Il n’est pas licite au Ma’moum de suivre l’Imam lorsqu’il fait une prosternation en plus par oubli, par exemple, et ne pas le suivre ici ne nuit pas à la validité de sa prière commune.

Q.549: On prend en considération pour “l’imitation” que l’Imam et les Ma’moum soient ensemble en une seule situation du début jusqu’à la fin, de façon qu’ils aient le titre, selon les coutumes, d’être ensemble et non pas éparpillés; donc la prière commune n’est pas valable en présence d’un mur ou d’autre chose de ce genre empêchant la visibilité ou en présence d’une grande distance entre les individus du groupe; il est indispensable, par précaution obligatoire, que la séparation entre le lieu où l’un se met debout et le lieu où l’autre se prosterne ne soit pas plus de ce que l’homme peut traverser par un des plus grands pas de l’homme ordinaire.

On exclut de cela la femme qui suit un homme dans la prière commune car il lui est licite de faire cette “imitation” avec une séparation entre elle et l’Imam-homme ou entre elle et les autres Ma’moum-hommes.

Q.550: Que l’un des Ma’moum croit à l’invalidité de la prière de celui qui fait pour lui le lien avec le groupe qui est devant, ne nuit pas à sa relation [avec la prière commune] car le titre d’union est réalisé tant que la forme de la prière existe, la présence d’un Ma’moum qui n’a pas encore le devoir de faire la prière, comme l’enfant et le fou, nuit encore moins. Que celui qui est derrière fasse le Takbir avant celui qui est devant ne nuit pas à ce lien tant qu’ils sont tous près à le faire, que quelque chose impliquant l’invalidité de la prière d’un des Ma’moum, que l’un des Ma’moum prenne l’intention de la faire individuellement, qu’il finisse sa prière avant l’Imam comme dans le cas où sa prière est courte, alors toutes ces choses ne nuisent pas au lien avec le groupe sauf si la distance devient trop grande entre lui et le groupe et dans ce cas il est tenu d’avancer pour réaliser ce lien.

Q.551: L’Imam ne prend rien à sa charge à la place du Ma’moum ni des actions de la prière ni de ces récits sauf la lecture de la Fatiha et de la Sourate, cela selon l’explication détaillée suivante:

a- Si le Ma’moum entre dans la prière dans la première Rakaa, l’Imam supporte à la place du Ma’moum [qui n’est donc pas obligé de lire la Fatiha et la Sourate] la lecture dans les deux Rakaa.

b- Si le Ma’moum entre dans la deuxième Rakaa, l’Imam supporte à la place du Ma’moum la lecture de la première Rakaa, mais il doit la lire par lui-même dans la deuxième Rakaa car l’Imam, à ce moment, est occupé à réciter le Dheqr [de sa troisième Rakaa] et n’est donc pas en train de faire la lecture pour supporter cela à la place du Ma’moum.

c- Si le Mamoum entre dans la troisième ou la quatrième Rakaa, la lecture est annulée dans la première Rakaa s’il entre pendant que l’Imam est dans l’inclination, mais s’il entre alors que l’Imam est entrain de réciter le Dheqr, rien n’est annulé pour lui et il doit faire lui-même la lecture.

En se basant sur cela, l’explication détaillée de l’entrée dans la prière commune est la suivante:

1- Si l’Imam est dans la première Rakaa, il est alors possible au Ma’moum d’entrer [dans la prière] avec lui après la Takbirat ol Ihram et ceci est valable avant que l’Imam ne lève la tête de l’inclination ( ce qui est la dernière limite possible pour rattraper l’Imam), dans ce cas, la lecture de la Fatiha est annulée pour lui dans les deux Rakaaet il continue la prière avec l’Imam.

2- Si l’Imam est dans la deuxième Rakaa, il est possible au Ma’moum d’entrer avec lui comme dans la supposition précédente, il peut faire le Qounout avec l’Imam mais l’annulation de la lecture de la Fatiha n’est spécifiée pour lui que pour la première Rakaa et il doit continuer la prière commune en fonction de son devoir, en prenant garde de suivre l’Imam dans les actions et en respectant toujours la dernière limite qui est l’inclination pour rattraper l’Imam; ici, il ne fait pas le témoignage avec l’Imam car il est dans la première Rakaa alors que l’Imam est dans la deuxième, il reste près à se lever pour se mettre debout, puis se lève avec l’Imam pour sa deuxième Rakaa (qui est la troisième pour l’Imam), il lit lui-même la Fatiha et la Sourate alors que l’Imam est occupé à lire le Dheqr de sa troisième Rakaa; et s’il descend avec l’Imam pour la prosternation, il est tenu de faire le témoignage lorsque l’Imam est entrain de faire le Dheqr de sa quatrième Rakaa et s’il fait une prière de deux Rakaa alors il fait la salutation et finit la prière et peut continuer une autre prière avec l’Imam et s’il fait une prière de plus de deux Rakaa alors il se lève pour le Dheqr et rattrape l’Imam dans l’inclination, ici lorsque l’Imam atteint le dernier témoignage alors si la prière du Ma’moum est de trois Rakaa, il fait le témoignage et la salutation avec lui et si la prière du Ma’moum est de quatre Rakaa, il se lève pour finir sa quatrième Rakaa avant ou après que l’Imam fasse le témoignage (sans le faire lui-même).

3- Si l’Imam est dans sa troisième Rakaa, il est possible pour le Ma’moum d’entrer avec lui dans l’inclination et la lecture de la Fatiha est annulée pour lui pour cette Rakaa; il a le droit d’entrer pendant que l’Imam est en train de faire le Dheqr mais, dans ce cas, il est tenu de faire la lecture, c’est pourquoi dès qu’il prend l’intention d’entrer dans la prière il doit évaluer s’il pourra faire la lecture ou non alors que l’Imam est entré dans la situation du Dheqr; la chose ici ne diffère pas de la supposition précédente sauf que son premier témoignage s’accorde avec le dernier fait par l’Imam, donc si la prière du Ma’moum est de deux Rakaa, il fait la salutation avec l’Imam; si elle est de trois, il se lève pour en faire encore une et si elle est de quatre il se lève pour faire deux Rakaa.

4- Si l’Imam est dans la quatrième Rakaa, pour entrer dans la prière, il fait ce qui a été cité dans la supposition précédente et il aurait ainsi une seule Rakaa en prière commune, donc il ne fait pas le témoignage avec l’Imam et il se lève -avant ou après le témoignage sans le faire- pour finir le reste de sa prière individuellement.

Q.552: Dans la supposition où la lecture n’est pas annulée il est obligatoire au Ma’moum de lire la Fatiha à voix basse même si sa prière est à voix haute.

Q.553: Si le Ma’moum lit la Fatiha et la Sourate pour lui-même -dans le cas où elle n’est pas annulée- et qu’il craint de ne pas rattraper l’Imam dans l’inclination, il lui est licite de la laisser et de se satisfaire de la Fatiha; s’il craint de ne pas rattraper l’Imam en continuant la Fatiha, il ne lui est pas licite de la couper et la continue en espérant rattraper l’Imam, s’il le rattrape, c’est bon, mais s’il ne le rattrape pas alors il continue sa prière individuellement et lit dans ce cas la Sourate après la Fatiha.

Q.554: Le fait que le Ma’moum ajoute une prosternation ou une inclination pour suivre l’Imam dans certains cas cités précédemment ne nuit pas à la prière commune, alors que cet ajout n’est permis ni dans la prière individuelle, ni à l’Imam.

Q.555: S’il découvre, après avoir terminé la prière, que suivre l’Imam n’a pas été correct, il juge que sa prière est valable sauf s’il a ajouté une inclination ou deux prosternations dans une seule Rakaa ou s’il a eu un doute au sujet du nombre de Rakaa et qu’il s’est référé à l’Imam pour ce doute et qu’il est possible qu’il ait enlevé ou ajouté une Rakaa à sa prière.

Troisième thème: Les conditions de l’Imam de la prière commune.

Q.556: L’Imam de la prière commune doit respecter les conditions suivantes:

1- Etre pubère, par précaution obligatoire.

2- La raison: il n’est pas valable que l’Imam soit fou sauf si cette folie est momentanée et qu’il fait l’Imam pendant qu’il a sa raison car alors ceci est valable.

3- La pureté de naissance; celui qui est né d’un adultère n’est pas valable comme Imam.

4- La croyance.

5- Qu’il ne soit pas “Arabiyen”; c’est celui qui habite le désert ou qui est du genre n’aidant pas à avoir l’assurance de la validité de sa prière.

6- La masculinité; si le Ma’moum est un homme; sinon, il est valable que la femme soit Imam pour une femme sans parler du fait que l’Imam soit un homme pour une femme.

7- La justice qui est l’attachement pratique à la législation –de faire les devoirs et de laisser les interdits- [justice visible] au travers des éléments de la piété de l’intérieur de la personnalité, que cette justice soit une loyauté émanant de l’intérieur de la personne et non pas une simple conduite extérieure.

8- Que la lecture de la Fatiha et de la Sourate soit correcte; s’il est excusable de ne pas pouvoir prononcer et lire correctement alors il n’est pas licite au Ma’moum de le suivre; mais il n’y a pas de mal que le Ma’moum ait une prononciation plus claire et meilleure.

9- Que l’Imam soit capable de faire la prière en situation debout si le Ma’moum la faisait lui-même debout. Celui qui est incapable de la faire debout ne peut être suivi que par celui qui est comme lui.

On n’a pas la condition que l’Imam soit quitte d’autre chose, que cela soit pour l’ablution ou autre; donc celui qui a fait le Tayamoumest valable comme Imam pour celui qui a les ablutions, celui qui a un pansement pour celui qui est sain, celle qui a des pseudo règles pour celle qui est pure et celui qui a la main coupée pour celui qui a deux mains et d’autres cas de ce genre.

10- Que la prière de l’Imam soit correcte à la vue du Ma’moum; si le Ma’moum a découvert que l’Imam a fait ses ablutions avec de l’eau impurifiée en ignorant cette impureté, il n’a pas le droit de le suivre; il en est ainsi lorsqu’il découvre que l’Imam ne respecte pas l’ordre entre les deux côtés pendant son Ghossl du grand Hadath en se basant sur son Ejtihad [son avis législatif] disant que c’est licite ou en se basant sur l’avis de celui qui a cet avis, alors que le Ma’moum ne voit le Ghossl correct qu’avec cet ordre que cela soit par Taqlid ou Ejtihad, et il en est de même pour des questions comme celles-ci où l’ignorant n’est pas excusable à la vue du Ma’moum; par contre, si le Ma’moum découvre une chose pour laquelle l’Imam est excusable par ignorance, comme dans le cas où le Ma’moum voit une impureté sur l’habit de l’Imam qui l’ignore, il n’y a pas de mal au Ma’moum de le suivre.

11- Que le lieu où se met debout l’Imam ne soit pas plus haut que celui où se met debout le Ma’moum de plus d’une main ouverte; il est licite à l’Imam d’être plus bas que le Ma’moum; ceci concernant le terrain qui a une différence de niveau évidente; mais si cette différence n’est pas évidente comme pour le terrain qui s’abaisse peu à peu, alors il est licite à l’Imam de se mettre n’importe où.

12- Que l’Imam ne soit pas en retrait par rapport au lieu où le Ma’moum se met debout; il est licite qu’ils se mettent ensemble sur un même niveau côte à côte sans parler du fait que le Ma’moum soit derrière l’Imam et la précaution est de ne pas abandonner le fait que le Ma’moum soit derrière l’Imam; il vaut mieux lorsqu’il y a un seul Ma’moum qu’il se mette au côté droit de l’Imam et un peu en arrière de sorte que le lieu où le Ma’moum se prosterne [son front] soit à côté des deux genoux de l’Imam; par contre, si l’Imam est une femme, alors il n’y a pas de doute qu’il est licite que celles qui la prennent pour Imam soient à ses côtés et même ceci est meilleur.