Les qualifications des trois sangs.

Dans ce chapitre, trois thèmes et une conclusion.

Premier thème: Les règles.

Les règles sont un sang qui sort de l’utérus de la femme pendant des durées régulières, dans la majorité des cas, et qui est évacué par le sexe (qui en est la sortie ordinaire) ou par une autre sortie lorsqu’il n’est pas possible que ce sang en sorte pour raison de création ou d’exception. Dans la majorité des cas, ce sang a la description suivante :

Rouge ou noir, chaud, dense, par afflux, avec des brûlures. Ces qualités seront utiles pour distinguer le sang des règles des autres lorsqu’il y aura un doute comme nous le verrons plus tard. L’explication de cette qualification se trouve dans les six sujets suivants:

Premier sujet: Les conditions générales.

Q.192: Pour juger la sortie de sang comme étant des règles, on prend en considération les faits suivants:

Premièrement: Le fait d’avoir atteint neuf année lunaires: Donc on ne juge pas la sortie de sang comme étant des règles avant cet âge même s’il avait les qualités du sang des règles. Lors d’un doute, au sujet de la puberté, on ne considère pas la sortie de sang comme indice de puberté et la fille n’a pas à tenir compte des conséquences des règles tant qu’elle ne se sait pas certainement pubère.

Deuxièmement: Le fait de ne pas avoir atteint l’âge de la ménopause et d’avoir atteint cinquante années lunaires (quarante huit ans et sept mois solaires), que cette femme soit Qoreichite, c’est-à-dire qu’elle soit descendante de “An Nadr ben Konanat” ou non, bien qu’il vaille mieux que la Qoreichite joigne entre le devoir de la femme qui a des pseudo règles et ce que doit abandonner la femme ayant des règles jusqu’à l’âge de soixante ans lunaires tant que les conditions des règles sont existantes.

Troisièmement: L’arrivée de sang à l’intérieur du vagin ne permet pas [à la femme] de juger [qu’elle a] des règles tant qu’il ne sort pas de lui-même ou en faisant entrer un coton qui sort taché de sang, à ce moment les règles commencent et elle continue à se juger ayant les règles même si le sang reste à l’intérieur, ceci concerne le début des règles; tandis que pour la fin, il est indispensable que le sang cesse à l’intérieur comme à l’extérieur.

Chaque fois que la femme sent que du sang sort de son utérus sans atteindre l’extérieur, il ne lui est pas obligatoire de faire entrer un coton pour s’examiner et elle peut continuer à agir selon les qualifications de la pureté tant que ce sang ne sort pas de lui-même, bien qu’il vaille mieux s’examiner dans ce cas.

Quatrièmement: Que la sortie du sang s’accorde avec la date de ses règles ou avec les qualités du sang des règles cela, selon les explications suivantes:

a- Que la sortie du sang s’accorde avec les jours [habituels] de ses règles régulières et leur date; dans ce cas, elle se considère ayant ses règles même s’il n’avait pas les qualités du sang des règles, une explication suffisante viendra plus tard pour les états de la femme qui a des règles régulières.

b- Lorsque le sang sorti a les qualités du sang des règles pour la femme qui n’a pas de règles régulières au niveau de la date. Nous attirons l’attention qu’il suffit de la présence d’une seule des qualités pour le juger sang des règles et il n’est pas obligatoire que toutes les qualités soient réunies pour cela. On mettra le point sur certains détails concernant les qualifications de la femme débutante et de la femme hésitante.

Cinquièmement: Que le sang continue à couler pour une période déterminée, en respectant les points suivants:

a- Que la période d’écoulement de sang ne soit pas de moins de trois jours et donc un écoulement de moins de trois jours n’est pas considéré comme étant des règles.

Par contre, il n’est pas obligatoire que les trois jours se suivent, donc le fait de le voir pendant un jour, qu’il soit coupé pendant un jour puis de le voir pendant deux jours [par exemple] ou dans d’autres situations de ce genre, ne nuit pas à son état d’ayant ses règles; mais si ces coupures arrivent alors, par précaution obligatoire, la femme agit selon les devoirs de la femme ayant des pseudo règles et en abandonnant ce que la femme ayant ses règles abandonne. Par contre, elle est pure pendant les jours de coupure, doit faire le Ghossl des pseudo règles suivant son état et faire les devoirs de la femme pure parce qu’il se peut qu’elle découvre ensuite qu’elle n’a pas les règles.

b- La continuité de la présence du sang ne serait-ce qu’à l’intérieur du sexe -après sa sortie ou le fait de le sortir [avec le coton]- pendant chacun des trois premiers jours et pendant les vingt-quatre heures, un petit arrêt de quelques minutes ne nuit pas à son état. Si ce sang s’arrête durant le jour ou la nuit pendant une heure totalement et que la femme devient complètement propre alors elle ne considère pas le sang sorti avant l’arrêt comme du sang des règles, et elle refait ses comptes après la nouvelle sortie de sang. On remarque dans ce point et le précédant qu’il est indispensable que le sang soit présent pendant trois jours même coupés, mais que pendant chacun de ces trois jours le sang doit rester présent tout au long des vingt-quatre heures.

c- Que l’écoulement de sang ne dépasse pas dix jours, l’explication viendra plus tard.

Sixièmement: Que la période séparant deux menstrues ne soit pas de moins de dix jours, donc si elle voit du sang huit jours après la fin de ses règles précédentes, ce deuxième sang n’est pas considéré comme des règles, et elle doit le considérer comme des pseudo règles jusqu’à finir la période de dix jours, ensuite elle peut le considérer comme étant des règles s’il respecte les autres conditions.

Septièmement: Que la sortie de sang ne soit pas causée par une blessure, une infection, une raison de santé ou la défloration.

Q.193: La situation de la femme qui voit du sang, ne peut être que selon les deux cas suivants:

1- Si elle sait auparavant qu’il lui arrive d’avoir des "coupures" de sang alors il n’y a pas de problème pour qu’elle agisse selon la manière citée précédemment (voir le cinquième fait de la question précédente).

2- Si elle ne sait pas cela, elle se considère ayant ses règles dès qu’elle voit le sang; si l’écoulement se "coupe" alors elle est tenue de faire le Ghossl et la prière; si le sang revient le troisième jour alors il lui est obligatoire de le considérer comme étant du sang des règles aussi, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle ait trois jours séparés d’écoulement; à ce moment elle découvre qu’elle a ses règles (ses règles continuent) et ne doit rien faire ou alors elle découvre qu’elle n’a pas ses règles et qu’elle aurait du faire la précaution durant les deux jours d’écoulement et donc elle -agit selon la précaution obligatoire- et fait en dette les prières et jours de jeûne qu’elle a ratés pendant ces deux jours.

Q.194: Le principe légal pour considérer et compter les jours, que cela soit les trois premiers jours dans la supposition de la succession de la sortie de sang ou d’autres jours comme les dix jours de pureté ou les jours de règles, peut être imaginé selon deux modes. Prenons l’exemple des dix jours:

Premier mode: Voir le sang le matin du jeudi, par exemple, à l’aube ou avant l’aube, alors elle a à compter dix jours et neuf nuits, ainsi les dix jours finissent le Samedi; de même, si elle voit le sang la nuit de jeudi à n’importe quel moment de cette nuit alors elle ne fait pas entrer ce temps dans le compte et commence à partir du jeudi matin.

Deuxième mode: Si elle voit le sang après l’aube du jeudi, alors elle a à compter onze jours et neuf nuits et donc les dix jours finissent dans cet exemple le dimanche à l’heure à laquelle elle a vu le sang le jeudi.

Q.195: Il se peut que les règles existent pendant l’allaitement et le plus proche est qu’elles n’existent pas chez la femme enceinte bien qu’il vaille mieux pour cette dernière, si l’écoulement de sang arrive en accord avec les jours de ses règles ou en accord avec la qualité du sang des règles notamment si elle le voit -vingt jours après ses dernières règles- de faire en même temps: les devoirs de la femme ayant des pseudo règles et abandonner ce que la femme ayant les règles doit abandonner.

Deuxième sujet: Les types de femmes par rapport au sang:

On a vu auparavant qu’on ne peut déterminer les règles que par l’un des deux moyens suivants: ou le sang s’accorde avec le temps des règles ou il a les qualités du sang des règles. Etant donné que les types de femmes différent en cela, il est donc naturel que les qualifications diffèrent également en fonction de leur type, ceci est expliqué dans les questions suivantes:

Q.196: Les femmes différent pour pouvoir considérer qu’elles ont leurs règles à la sortie du sang, on a donc les six types suivants:

1- Celle qui a des règles régulières au niveau du temps et du nombre; c’est la femme qui a des règles exactes au point de vue du temps et du nombre. Par exemple, une femme qui voit le sang au début de chaque mois et pendant sept jours et que cela continue à ce rythme; c’est la situation naturelle que doit avoir la femme, dans la majorité des cas.

2- Celle qui a des règles régulières au niveau du temps; c’est la femme qui voit le sang arriver chaque mois [son cycle est toujours du même nombre de jours] mais dont le nombre de jours varie, par exemple, cet écoulement dure une fois trois jours, une fois cinq jours et une autre fois sept jours.

3- Celle qui a des règles régulières au niveau du nombre seulement; c’est la femme dont le nombre de jours est constant mais qui diffère au niveau du temps et donc elle voit, par exemple, le sang au début du premier mois puis le voit au milieu du deuxième mois, mais le nombre de jours d’écoulement est le même dans les deux mois.

4- Celle qui est hésitante; c’est la femme qui avait des règles constantes mais qui ont été perturbées, qui ne sont plus ordonnées ni du point de vue du temps ni du nombre et qui continue à ce rythme.

5- Celle qui est “oubliante” de ses règles; c’est la femme qui avait des règles constantes mais qui les a oubliées et qui ne se souvient plus de quand et de combien de jours elle a eu ses règles.

6- Celle qui est débutante; c’est celle qui voit le sang pour la première fois de sa vie.

Q.197: On considère que la femme a des règles régulières si la vue du sang se répète selon un des trois premiers types précédents, soit deux cycles qui se suivent et se ressemblent, et elle agit à partir du troisième cycle selon ses règles régulières.

Q.198: Il peut arriver à celle qui a des règles régulières constantes certaines différences et désordres, si cela n’arrive qu’une fois, cela n’influence pas la stabilité de ses règles mais si ce changement se répète durant deux mois alors sa première régularité devient annulée et donc:

a- Si elle acquière une nouvelle régularité, elle est tenue d’agir ainsi.

b- Si elle ne continue pas à un [nouveau] rythme, elle reconsidère ses règles et agit selon la qualification de l’hésitante dès le quatrième mois ou dès la quatrième fois où elle voit le sang.

Q.199: Il n’est pas nécessaire à la femme qui a des règles régulières au niveau du temps de voir le sang à une date exacte; donc, si elle avance d’un jour ou deux ou si elle voit le sang un jour ou deux après, cela n’influence pas le fait qu’elle ait des règles régulières au niveau du temps tant qu’elle voit le sang pendant les jours de ses règles.

Par contre, si elle voit le sang plus de deux jours [avant ou après] alors soit elle se réfère aux qualités de ce sang et si elles s’accordent avec les qualités du sang des règles, elle se considère dans ses règles, sinon, elle a des pseudo règles, soit [la vue du sang a lieu] dans le temps de ses règles et elle se considère dans ses règles même si ce sang n’avait pas les qualités du sang des règles.

Troisième sujet: Les qualifications de la débutante et de l’hésitante.

Q.200: Si la femme voit le sang pour la première fois de sa vie ou si elle avait des règles régulières et se sent perturbée au niveau du temps et du nombre alors elle doit se baser sur les qualités du sang,; donc, elle considère celui qui a les qualités du sang des règles comme étant de ses règles et celui qui a les qualités du sang des pseudo règles comme étant des pseudo règles. Si le sang coule d’une seule couleur alors il n’y a pas de problème; mais s’il diffère tantôt rouge, tantôt noir, ou tantôt noir, tantôt rouge, tantôt jaune, le principe est alors de considérer le sang qui est de couleur plus dense comme étant celui des règles -qui est le noir dans la première supposition et le noir et le rouge dans la deuxième supposition- et les autres sangs comme étant des pseudo règles.

Q.201: Si le sang vu par la débutante ou l’hésitante n’a pas dépassé une durée de dix jours et que tout ce sang avait les qualités des règles, comme dans la majorité des cas, elle considère le tout comme des règles quelque soit le nombre de jours inférieur à dix qui est la limite.

Si l’écoulement dépasse dix jours alors la qualification diffère entre la débutante et l’hésitante de la manière suivante:

Pour la débutante: Elle se réfère pour le nombre à l’habitude de ses proches qui sont sa mère, sa grand-mère, ses tantes paternelles et maternelles, ses cousines paternelles et maternelles et les femmes qui lui sont proches. Si leurs règles étaient identiques, elle agit en fonction de ces règles et considère ce qui est en plus comme étant des pseudo règles; par contre, si ses proches n’avaient pas des règles identiques alors, le premier mois elle considère ses règles de six ou sept jours et elle a le libre choix pour cela et fait la précaution jusqu’au dixième jour en groupant les devoirs de la femme qui a des pseudo règles et en abandonnant ceux que la femme qui a ses règles abandonne et pour les mois à venir elle se considère ayant les règles pour trois jours, puis elle fait la précaution jusqu’au sixième ou septième et considère le reste comme des pseudo règles puis elle continue en fonction de cette derniere qualification jusqu’à obtenir la stabilisation de ses règles.

Pour l’hésitante: Elle considère que ses règles sont toujours de six ou sept jours et agit pour le reste comme étant des pseudo règles et elle n’agit pas selon ses proches.

Quatrième sujet: La qualification de celle qui a des règles régulières.

Vu la multiplicité et le nombre de branches de ce cas, nous les exposerons dans les deux branches suivantes:

Première branche: La qualification de l’écoulement de sang qui dure dix jours.

Q.202: Si celle qui a des règles a vu le sang et sait qu’il ne dépassera pas dix jours, alors sa qualification a plusieurs situations:

Première situation: Lorsqu’elle a des règles régulières au niveau du temps et du nombre et qu’elles sont constantes; sa qualification est qu’elle se considère dans ses règles dès qu’elle voit le sang et cela jusqu’à ce qu’elle devienne propre quelque soit la qualité du sang et que ses règles soient de dix jours ou de moins de dix jours. Nous avons dit auparavant que le début de l’écoulement qui avance ou s’attarde d’un ou deux jours ne nuit pas.

Deuxième situation: Lorsque ses règles sont constantes comme dans la première situation mais que le sang a continué de couler après les jours de ses règles alors sa qualification est la suivante:

a- Si elle était en état de pseudo règles avant l’arrivée de ses règles, alors quand le sang de ses règles entre en contact avec le sang de pseudo règles, elle finit ses règles (à la fin des jours de ses règles) et considère le reste comme étant un sang de pseudo règles.

b- Si elle n’était pas en état de pseudo règles, qu’elle était pure avant l’arrivée de ses règles, alors la qualification dépend de son évaluation personnelle qui varie selon plusieurs probabilités:

1- Si elle évalue certainement que le sang continuera après dix jours, alors elle finit ses règles à la fin des jours de ses règles et considère le reste comme des pseudo règles.

2- Si elle espère que l’écoulement cessera avant d’atteindre dix jours, il lui est licite d’ajouter un jour au moins à ses règles en le considérant comme faisant partie de ses règles puis elle agit ensuite en fonction de l’état de celle qui a des pseudo règles, il lui est également licite d’ajouter deux jours ou même tout le reste des dix jours en continuant la qualification de celle qui a des règles durant toute la période [de dix jours].

3- Si elle est sûre qu’il va cesser avant ou à la fin des dix jours et que cela ne soit pas une simple probabilité, alors elle se considère dans ses règles durant le temps de ses règles et considère ce qui est en plus comme étant des règles s’il avait les qualités du sang des règles et sinon comme étant des pseudo règles

Troisième situation: Si ses règles étaient régulières au niveau du temps seulement, alors sa qualification est de se considérer ayant ses règles pendant les trois premiers jours quelles que soient les qualités du sang. Ensuite elle juge, si le sang avait les qualités du sang des règles qu’elle est dans ses règles jusqu’à ce que l’écoulement cesse au dixième jour ou avant et si le sang n’avait pas les qualités des règles, qu’elle a des pseudo règles.

La venue du sang un jour ou deux jours avant le temps ne nuit en rien comme pour celle qui a des règles régulières au niveau du temps et du nombre.

Quatrième situation: Si ses règles étaient régulières au niveau du nombre seulement, il lui est indispensable de distinguer les qualités du sang dès qu’elle le voit et on a les deux cas suivants:

a- Si tout le sang avait les qualités du sang des règles, on a les deux suppositions suivantes:

- Si le sang s’arrête selon le nombre de jours de ses règles, alors la qualification est de le considérer entièrement comme étant des règles.

- Si le sang dépasse le nombre de jours de ses règles, alors sa qualification est dans l’Estizhar et diffère en fonction de son état d’espérer ou d’être sûre de la coupure du sang avant les dix jours ou non comme dans la deuxième situation.

b- Si la totalité du sang avait la qualité du sang des pseudo règles, elle est dans des pseudo règles quelle que soit la quantité -grande ou petite- de sang.

c- Si une partie du sang avait les qualités du sang des règles et une partie ne les avait pas, alors elle se juge dans ses règles pour le sang qui a les qualités et les conditions du sang des règles et se juge étant en pseudo règles pour le sang qui n’a pas ces qualités, sans tenir compte de ce qui s’accorde avec le nombre des jours de ses règles ou de ce qui en diffère, tant que le tout est inférieur à dix jours.

Deuxième branche: L’écoulement de sang qui dépasse dix jours

Q.203: Pour celle qui a des règles régulières et qui a vu du sang en sachant que l’écoulement va dépasser dix jours, la qualification a les situations suivantes:

Première situation: Celle qui a des règles régulières au niveau temps et nombre considère les jours de ses règles en tant que règles et le reste en tant que pseudo règles quelles que soient les qualités du sang. Pour cela, on peut supposer les cas suivants:

a- Si elle voit le sang à terme, elle considère ce qui est en plus de ses règles après dix jours comme étant des pseudo règles.

b- Si elle le voit avant ou après son terme ou avant et après de sorte que les jours de ses règles y soient tous compris [dans les jours où elle voit du sang] alors dans les deux cas elle considère les jours de ses règles comme règles sans les jours qui les précédent ou qui les suivent [qui sont alors des jours de pseudo règles].

c- Si elle voit le sang une partie pendant les jours de ses règles et une partie hors des jours de ses règles. Par exemple, si ses règles sont de six jours à partir du début du mois et qu’elle ne voit le sang qu’au troisième jour du mois et que cela continue pour plus de dix jours, elle se considère dans ses règles spécifiquement pour la période de sang qui est arrivée pendant ses jours de règles et qui est de trois jours dans ce cas, elle considère le reste comme des pseudo règles et ne complète pas le manque par l’écoulement venu après le temps de ses règles pour qu’elles soient de six jours. On applique la même qualification dans la supposition inverse; si, par exemple, elle voit le sang huit jours avant et trois jours pendant les jours de ses règles.

Deuxième situation: Celle qui a des règles régulières au niveau du nombre seulement, se réfère aux qualités du sang et cela de la manière suivante:

a- Si, pendant tous les jours, il avait les qualités du sang des règles, elle considère le nombre de jours de ses règles comme étant de ses règles et le reste comme des pseudo règles.

b- Si tout le sang a les qualités du sang des pseudo règles, elle considère le tout comme étant des pseudo règles.

c- Lorsqu’une partie a les qualités du sang des règles et d’autres parties ont les qualités du sang des pseudo règles, le fait que l’écoulement du sang dépasse dix jours n’est pas important puisque ce qui est pris en considération est la distinction selon les qualités; car ces situations imaginées de cette différence supposée arrivée avant les dix jours, dans leur majorité, sont basées sur la différence de qualités et on peut formaliser une règle de la manière suivante: Si une femme qui a des règles régulières au niveau du nombre et pour qui la couleur du sang varie et l’écoulement dépasse dix jours; alors, si elle finit les jours de ses règles avant d’atteindre dix jours et que le sang continue de couler en dépassant dix jours et que les qualités du sang s’accordent avec celles du sang des règles pendant les jours de ses règles, sa qualification est de considérer les jours de ses règles comme étant des règles et ce qui est en plus et qui a dépassé les dix jours comme étant des pseudo règles, même si ce dernier sang a les qualités des règles. Prenons l’exemple explicite suivant: une femme qui a des règles de sept jours, voit du sang pendant onze jours et elle le voit avec les qualités de pseudo règles du premier jusqu’au sixième jour puis elle le voit avec les qualités des règles jusqu’au onzième jour alors elle considère les sept derniers jours comme des règles et ce qui les précède comme des pseudo règles. Cette qualification s’inverse dans le cas inverse et ainsi de suite.

Troisième situation: Pour celle qui a des règles régulières au niveau temps seulement, la qualification est de se considérer ayant les règles dès qu’elle voit le sang pendant trois jours, quelles qu’en soient les qualités; ensuite, si le sang continue à avoir les qualités du sang des règles, alors elle le considère comme étant des règles jusqu’au sixième ou septième jours (elle commence son compte dès le début des trois jours précédents) et considère le reste jusqu’aux dix jours comme étant des pseudo règles quelle qu’en soit la qualité ; par contre, si le sang après les trois jours cités a les qualités des pseudo règles alors elle le considère des pseudo règles jusqu’à dépasser dix jours.

Cinquième sujet: L’“oubliante” de ses règles.

Q.204: Pour la femme qui a des règles régulières et qui les oublie, sa qualification est d’agir selon le genre dont elle fait partie et cela de la manière suivante:

Premièrement: Si ses règles régulières l’étaient en fonction du nombre.

Sa qualification est celle qui a précédé en se basant sur les qualités et on a les deux possibilités suivantes:

1- Si l’écoulement ne dépasse pas dix jours, elle considère de ses règles ce qui a les qualités des règles et des pseudo règles ce qui ne les a pas.

2- Si le sang dépasse dix jours, alors on a les deux cas suivants:

a- Si elle a la probabilité que ses règles soient de moins de sept jours, elle agit selon cette probabilité et donc les considère de ses règles et considère le reste comme des pseudo règles.

b- Si elle a la probabilité que l’écoulement sera de plus de sept jours, elle doit faire les devoirs de celle qui a des pseudo règles et abandonner ce qu’abandonne celle qui a des règles pour les jours en plus des sept jusqu’à ce que le nombre de sa probabilité atteigne dix jours; puis elle considère ce qu’elle n’a pas pris en probabilité comme des pseudo règles. Exemple: Une femme qui voit du sang au début du mois et que cet écoulement dépasse dix jours pour s’arrêter au treizième et qu’elle a la probabilité que ses règles soient de neuf jours, se considère ayant ses règles sept jours, fait la précaution jusqu’au neuvième et se considère en pseudo règles du dixième au treizième jour.

Deuxièmement: Lorsque ses règles sont régulières au niveau du nombre.

Ici, on a les deux situations suivantes:

a- Si l’écoulement s’arrête au dixième jour en dépassant trois jours, elle considère ce qui a les qualités des règles comme étant de ses règles et ce qui a les qualités des pseudo règles comme telles.

b- Lorsque l’écoulement dépasse dix jours, on a les deux suppositions suivantes:

1- Si elle sait que ses règles régulières sont arrivées pendant treize jours, par exemple, sans pouvoir les déterminer, il lui est obligatoire de faire la précaution en faisant les devoirs de celle qui a des pseudo règles et en abandonnant ce qu’abandonne celle qui a des règles pendant les treize jours.

2- Si elle ne sait pas, d’une manière générale, si ses règles régulières sont arrivées pendant ces jours alors il faut lorsque les qualités du sang sont différentes, qu’elle considère ce qui a les qualités des règles comme étant des règles à condition qu’ils ne dépassent pas dix jours mais qu’ils soient d’au moins trois jours et ce qui a les qualités des pseudo règles comme étant des pseudo règles. Si les qualités du sang sont les mêmes et que l’ensemble a les qualités des règles, alors elle considère que ses règles sont de six ou sept jours et que le reste sont des pseudo règles; par contre, si tout le sang avait les qualités des pseudo règles, alors elle considère tout ce sang comme des pseudo règles.

Troisièmement: Lorsque ses règles sont régulières au niveau du temps et du nombre.

On a les trois cas suivants:

a- Si elle a oublié le temps, mais se rappelle du nombre, alors sa qualification est celle de la femme qui a des règles régulières au niveau temps seulement et qui les a oubliées; mais dans le cas où elle voit le sang avec les qualités des règles, que cet écoulement dépasse dix jours et que d’une manière générale elle ne sait pas si ce sang s’accorde avec les jours de ses règles, alors il lui faut considérer les jours de ses règles comme étant de ses règles et le reste comme étant des pseudo règles.

b- Si elle oublie le nombre et se souvient du temps, elle doit se considérer dans ses règles dès qu’elle voit le sang, quelle qu’en soit la qualité pendant trois jours, puis elle considère de ses règles ce qui est en plus de ces trois jours si ce sang en a les qualités, cela, jusqu’au dixième jour et elle le considère des pseudo règles s’il n’a pas les qualités du sang des règles. Par contre, si le sang dépasse dix jours, alors elle a la qualification de la femme qui a des règles régulières au niveau nombre seulement mais qui les a oubliées, voir ce qui a précédé dans ce cas.

c- La qualification de celle qui a oublié le temps et le nombre, est la qualification des cas précédents. Par exemple, si elle voit le sang et qu’il s’arrête au dixième jour, elle considère le tout comme étant des règles s’il avait les qualités des règles; s’il dépasse les dix et qu’elle sait d’une manière générale que ces jours s’accordent avec le temps de ses règles, elle doit faire en même temps les actions de la femme qui a les pseudo règles et abandonner ce qu’abandonne celle qui a des règles, même si elle a la probabilité d’un nombre déterminé pour ses règles car le respect du temps ici est plus fort que celui du nombre. Par contre, si elle ne sait pas d’une manière générale que cela s’accorde avec les jours de ses règles alors il lui est indispensable de respecter le nombre car si elle a la probabilité d’un nombre déterminé pour ses règles, alors elle le considère comme des règles selon la situation qui a été expliquée pour celle qui a oublié ses règles régulières au niveau nombre et ainsi de suite.

Sixième sujet: Des qualifications générales.

Q.205: Il se peut, dans certains cas, que la femme voit du sang pendant trois jours ou plus, puis qu’il se coupe pendant plusieurs jours, puis qu’elle le revoit trois jours ou plus, alors ici on a les deux cas suivants:

Premier cas: Lorsque l’ensemble des jours d’écoulement et de coupure est de dix jours ou de moins de dix jours et que la femme a ou non des règles régulières, on a les deux situations suivantes:

a- Lorsque l’un des deux sangs est en accord avec le temps de ses règles et l’autre ayant les qualités des règles, alors la qualification est de considérer le tout comme du sang des règles, y compris le jour de propreté.

b- Lorsque l’un des deux sangs est en accord avec le temps des règles ou avec la qualité du sang des règles et que l’autre n’est pas en accord avec l’un des deux [le temps ou la qualité], alors sa qualification est de considérer ce qui est en accord avec l’un des deux comme des règles, ce qui n’est pas en accord comme des pseudo règles et la période de la coupure est une période de propreté et de pureté.

Deuxième cas: Lorsque l’ensemble est de plus de dix jours, on a les deux possibilités suivantes:

a- Si la femme avait des règles régulières au niveau temps et nombre, alors la qualification est de considérer ce qui est dans la période des règles comme des règles quelles que soient les qualités du sang, la période de propreté comme une période de pureté et le deuxième sang comme des pseudo règles, même s’il a les qualités du sang des règles et elle ne doit pas compléter le manque des jours de ses règles par le deuxième sang si le [nombre de jours de] sang qui arrive dans les jours de ses règles est de moins [inférieur au nombre de jours] que ses règles. La même qualification est affirmée pour celle qui a des règles régulières au niveau nombre seulement, si le sang a les qualités du sang des règles.

b- Si la femme n’a pas de règles régulières, on a les situations suivantes:

- Si la couleur du sang diffère, sa qualification est de considérer ce qui a les qualités du sang des règles comme étant des règles, le reste comme étant des pseudo règles et la période de coupure comme une période de pureté.

- Lorsque la couleur du sang est la même et qu’il a les qualités du sang des règles, alors elle considère le premier sang comme étant des règles, la période de coupure comme une période de pureté et le deuxième sang comme des pseudo règles.

- Lorsque tout le sang avait les qualités du sang des pseudo règles, elle considère le tout comme étant des pseudo règles et la coupure comme une période de pureté.

Q.206: Si au milieu de deux sangs ayant les qualités du sang des règles, il y a un troisième sang ayant les qualités des pseudo règles alors on a:

a- Si l’ensemble est de plus de dix jours, on a les deux possibilités suivantes:

- Si l’un des deux arrive pendant les jours des règles et pas l’autre, elle considère ce qui est pendant la période des règles comme des règles.

- Si l’un des deux sangs n’est pas arrivé pendant la période des règles ou si elle n’a pas de règles régulières, elle considère le premier sang comme étant des règles.

- Si elle a des règles régulières au niveau nombre et qu’une partie du deuxième sang [qui a les qualités des pseudo règles] complète son nombre [de jours de règles] alors elle considère la période régulière au niveau nombre comme des règles aussi.

c- Lorsque l’écoulement ne dépasse pas dix jours, elle considère le tout comme étant des règles, même la période où le sang a les qualités des pseudo règles

Q.207: Si une femme ayant ses règles, a la probabilité qu’elle est devenue pure, alors il lui est obligatoire de s’examiner et de s’en assurer; cela en faisant entrer un coton et en le laissant dans le lieu du sang puis de le sortir: si ce coton est propre de sang et si elle sait que cette propreté est momentanée, elle considère que l’écoulement n’a pas cessé; si elle est sûre du “non-retour” du sang ou si elle doute de son retour, il lui est obligatoire de faire le Ghossl et la prière et si l’écoulement ne recommence pendant dix jours, alors ce qu’elle a fait est valable et s’il recommence avant dix jours à partir du début [de ses règles initiales], alors elle revient à la qualification de celle qui a des règles selon le genre qui lui convient. Nous avons déjà dit que la coupure d’un ou deux jours n’influence pas la continuité de ses règles; par l’exemple, une femme qui a ses règles pendant quatre jours, est devenue propre et a fait le Ghossl et la prière pendant deux jours, puis elle voit de nouveau du sang pendant trois jours, alors elle considère ces neuf jours comme jours de règles et découvre ici la non validité de ces actes des deux jours de propreté.

Cet examen que nous avons cité est une méthode pour savoir si elle est propre; donc si elle le sait sans examen, il ne lui est pas obligatoire de le faire et elle est libre de faire le Ghossl et la prière.

Deuxième thème: Le Nifas.

[qui est l’état de la femme après l’accouchement]

Le Nifas est le sang qui sort pendant ou après l’accouchement en raison de l’accouchement lui-même, la sortie de ce sang est considérée comme un grand Hadath tout comme les règles, même si l’accouchement a lieu par césarienne.

L’explication du Nifas se divise en deux sujets:

Premier sujet: Les conditions générales.

Q.208: On ne considère le sang qui s’écoule comme étant un sang de Nifas que s’il respecte les deux conditions suivantes:

Première condition: Qu’il sorte pendant l’accouchement ou après une période longue ou courte à condition qu’il sorte pendant les dix jours qui suivent cet accouchement. Tandis que le sang qui sort avant l’accouchement, pour moins de trois jours même, est un sang de pseudo règles.

Deuxième condition: Que l’écoulement de sang ait lieu pendant les dix premiers jours [suivants l’accouchement], donc on ne considère pas comme sang de Nifas tout sang vu après ces dix jours.

Q.209: Les dix jours cités sont la limite maximale du Nifas qui n’a pas de limite minimale.

Q.210: L’existence d’un délai de séparation de propreté entre deux Nifas n’est pas une condition; donc si une femme accouche de deux enfants jumeaux, on a pour chaque enfant un Nifas même si l’intervalle entre les deux est de moins de dix jours et le premier Nifas se termine dès la naissance du deuxième enfant.

Q.211: Il est indispensable qu’il y ait un délai de pureté et de propreté qui ne soit pas de moins de dix jours entre le Nifas actuel et les règles suivantes; c’est pourquoi le sang que la femme voit pendant ces dix jours de pureté est un sang de pseudo règles jusqu’à la fin de ces dix jours [qui viennent] après la fin de son Nifas; elle peut se considérer en état de règles après cela [cette période de pureté], si l’écoulement respecte les conditions des règles.

Q.212: On commence le compte du maximum du Nifas à partir du jour de la sortie de la première partie de l’enfant même s’il n’est pas encore sorti entièrement, la détermination en détail de ce maximum est la même que pour le compte des jours des règles (voir Q.194).

Q.213: Il n’y a pas de différence pour considérer le sang sorti comme sang de Nifas entre le fait que le foetus soit complet ou non, qu’il soit vivant ou mort, qu’il sorte par fausse couche ou non, qu’il ait une âme ou non.

Par contre, le considérer comme tel est problématique si le sang sort suite à la fausse couche qui n’est encore qu’un morceau de chair sans membres distincts.

Q.214: Il se peut que la femme ne voit pas de sang après son accouchement et cela pendant dix jours ou plus; si après cela [ces dix jours] elle voit du sang, alors ce n’est pas un sang de Nifas; c’est un sang de règles ou de pseudo règles selon sa situation, s’il est en accord avec le temps de ses règles si elle avait des règles régulières au niveau temps ou s’il est en accord avec les qualités du sang des règles, si elle n’avait pas de règles régulières au niveau temps ou encore s’il n’est pas en accord avec tout cela.

Deuxième sujet: Les jugements du Nifas.

Q.215: Si elle ne voit pas de sang tout de suite après son accouchement mais qu’elle le voit avant que ne passent dix jours à partir du jour de son accouchement, on a les deux cas suivants:

a- Si ce sang ne continue pas à couler plus de dix jours [après son accouchement], dans ce cas elle se considère en état de Nifas lorsqu’elle voit le sang seulement, sauf si elle sait que l’écoulement n’est pas causé par l’accouchement car il est alors problématique de le juger sang de Nifas.

b- Si l’écoulement de sang dépasse les dix jours cités, elle se considère en état de Nifas dès qu’elle voit le sang comme si elle vient d’accoucher et continue ainsi jusqu’au temps qui lui convient et qui est la fin des jours de ses règles régulières ou qui est de dix jours, si elle n’a pas de règles régulières.

Q.216: Si elle voit, après son accouchement du sang qui cesse de couler au bout de dix jours, elle considère tout ce sang comme sang de Nifas, qu’elle ait des règles régulières ou non, que le sang soit continuel ou entrecoupé et dans le cas où il se coupe, elle considère la période de propreté comme faisant partie du Nifas.

Par contre, dans le cas où la femme a des règles régulières au niveau nombre pour moins de dix jours, alors si le sang dépasse le nombre de jours de ses règles et qu’elle espère qu’il cessera avant dix jours, elle a le choix entre le fait d’ajouter au Nifas deux jours ou plus, tant que cet ajout ne lui fait pas dépasser dix jours, puis elle se considère en pseudo règles pour le reste et le fait de rester en état de Nifas jusqu’à la fin des dix.

Q.217: Si la femme voit, après son accouchement, un écoulement de sang qui continue jusqu’à dépasser dix jours, on a les deux cas suivants:

a- Si elle a des règles régulières au niveau nombre, elle considère [le nombre de jours de] ses règles comme étant du Nifas et le reste comme étant des pseudo règles.

b- Si la femme n’a pas de règles régulières au niveau nombre, elle considère que son Nifas est de dix jours et considère le reste comme étant des pseudo règles.

Q.218: Si une femme qui voit du sang couler a des règles régulières -supposons de six jours- et que cet écoulement dépasse dix jours, on a les deux situations suivantes:

1- Si elle voit du sang directement après son accouchement, on a deux cas:

a- Si elle voit ce sang pendant deux jours, puis qu’il cesse pour deux jours, revient et continue jusqu’à dépasser dix jours, elle considère le premier écoulement de deux jours, les deux jours de propreté et les deux premiers jours du deuxième écoulement de façon de finir le nombre de jours de ses règles régulières comme étant du Nifas et considère le reste comme étant des pseudo règles.

b- Si elle voit ce sang pendant trois jours et qu’il se coupe trois jours, elle finit alors [le nombre de jours de] ses règles; si ensuite, elle voit un écoulement et que le tout dépasse dix jours, alors sa qualification est de considérer le premier sang: sang du Nifas, la période de coupure: période de pureté et tout le deuxième sang: sang de pseudo règles.

2- Si une femme qui a des règles de dix jours ne voit pas le sang directement après l’accouchement, mais le voit le deuxième jour puis qu’il se coupe pendant deux jours, revient et continue jusqu’à dépasser dix jours; sa qualification est alors de considérer le premier jour comme un jour de pureté puis sa qualification est comme dans la supposition du (a-); mais ici, elle complète le manque du premier sang en ajoutant du deuxième tant que cet ajout reste en deçà de dix jours et cela pour compléter [le nombre de] les jours de ses règles, puis elle considère le reste comme étant des pseudo règles.

Remarque (1): On affirme la qualification précédente dans toutes ses situations pour le cas où la coupure arrive plus d’une fois pendant les jours de règles.

Remarque (2): On affirme la même qualification pour la femme qui n’a pas de règles régulières et elle se juge dans le Nifas pendant dix jours, ce qui est en plus sera des pseudo règles; par contre, la femme qui a des règles régulières se limite au nombre de jours de ces règles.

Q.219: Il se peut que le sang chez la femme qui a le Nifas continue à couler pendant plusieurs semaines, sa qualification est alors la suivante:

1- Elle met fin à son Nifas selon la qualification de la question précédente; cela en comptant le nombre de jours de ses règles, si elle a des règles régulières ou en comptant dix jours, si elle n’a pas de règles régulières; puis elle fait son Ghossl de Nifas et commence à faire les actions de la femme ayant des pseudo-règles.

2- Elle continue à se considérer dans des pseudo règles durant dix jours à dater de la fin de son Nifas légal; ensuite, elle voit si le temps de ses règles est arrivé selon son état d’avant la grossesse; dans ce cas, elle se considère comme étant dans ses règles; dans le cas contraire, elle a à examiner les qualités du sang et si ce sang a les qualités du sang des règles, elle se considère ayant ses règles sinon elle continue à se considérer en état de pseudo règles jusqu’à la date de ses règles supposées ou jusqu’au jour où le sang a les qualités du sang des règles si elle n’a pas de règles régulières au niveau temps.

Q.220: Si la femme qui a des règles régulières a oublié ses règles, son Nifas a la qualification de ses règles; mais son problème en cas de Nifas est limité à l’oubli du nombre, puisque le sang sortant est un sang de Nifas suite à un accouchement et non pas un sang de règles régulières au niveau temps.

Troisième thème: Les pseudo règles.

L’explication de leurs jugements se trouve en trois sujets:

Premier sujet: Définition des pseudo règles et de leurs niveaux.

Q.221: On considère que la femme est en état de pseudo règles lorsque le sang de l’écoulement n’est ni un sang de règles, ni un sang de Nifas en raison de l’inexistence de leurs conditions [des règles et du Nifas]; donc le sang que voit la femme avant sa puberté, après sa ménopause, pendant une durée inférieure à trois jours ou pour la durée qui dépasse [la durée maximale] de dix jours et qui n’est ni un sang de blessure, ni d’infection ni de virginité, mais qui peut être un sang d’avant l’accouchement, un sang d’après les dix jours qui suivent l’accouchement, est considéré comme sang de pseudo règles puisque ce sang n’est ni des règles ni d’un Nifas.

Par contre, dans le cas où il est possible que le sang soit un sang des règles ou de pseudo règles parce qu’ici on est dans le domaine de la distinction du sang par les qualités, [nous pouvons dire] que les qualités du sang des pseudo règles sont différentes de celles du sang des règles citées précédemment et donc il est jaune, froid, léger, il sort sans gêner ni brûler; et c’est par ces qualités qu’il se distingue du sang des règles. Puisque nous avons vu que le sang de Nifas n’a pas de qualité particulière le distinguant, la distinction entre le sang du Nifas et celui des pseudo règles n’est donc pas faite par leurs qualités mais par l’existence ou la non-existence des conditions du Nifas.

Q.222: Le sang des pseudo règles n’a de limite ni au niveau du volume grand ou petit, ni au niveau du minimum de pureté, il n’a de lois ni au niveau temps, ni au niveau nombre; on peut considérer que le sang est un sang de pseudo règles dans n’importe quel temps même pour un moment, qu’il continue ou qu’il cesse de couler et quelque soit la durée de la coupure ou de la continuité.

Q.223: Il est indispensable pour les pseudo règles que le sang sorte par l’endroit habituel ou selon la création par sa sortie du sexe ou selon une déformation ou une maladie qu’aurait la femme lorsqu’il sort d’un endroit autre que le sexe, et c’est un sang de pseudo règles même s’il sort d’un endroit autre que l’endroit habituel comme dans le cas où elle a l’habitude qu’il sorte du sexe et qu’il sort d’un autre endroit ou qu’elle a l’habitude qu’il sort d’un endroit autre que le sexe et qu’il sort d’un troisième endroit.

Q.224: On ne considère le sang comme un sang de pseudo règles qu’après sa sortie vers l’extérieur, ne serait-ce qu’une seule fois et même par quelque chose comme un coton; s’il reste ensuite à l’intérieur, cela ne nuit pas au fait que la femme soit considérée en pseudo règles et donc le Hadath de pseudo règles reste tant que le sang reste à l’intérieur du sexe comme ce qui a précédé pour les règles, cela jusqu’à ce que la femme devienne complètement propre.

Q.225: Les niveaux de pseudo règles se multiplient en fonction de la quantité de sang qui sort à l’extérieur et qui peut être connue en faisant entrer un coton dans le lieu où se trouve le sang et ces niveaux sont de trois:

Premier niveau: Les petites pseudo règles sont celles pour lesquelles le coton sort encerclé et “essuyé” par le sang d’une façon qu’il n’est pas totalement souillé par le sang, mais qu’il l’est à certains endroits et propre à d’autres.

La qualification de la femme, dans ce cas, est:

1- Par précaution obligatoire, de changer le coton qu’elle met pour ne pas laisser le sang couler ou de le purifier à chaque prière.

2- De faire le Woudou pour chaque prière, pour les prières obligatoires comme pour les Nawafel [prières conseillées].

Deuxième niveau: Les pseudo règles moyennes sont celles pour lesquelles la femme sort le coton complètement couvert de sang de façon que ce sang ne dépasse pas le coton.

Le jugement, dans ce cas, est de changer le coton comme précédemment et de faire le Ghossl une fois par jour à n’importe moment où arrivent ces pseudo règles moyennes; ainsi elle fait le Ghossl pour la prière du matin si cela arrive le matin, elle le fait pour les prières du midi si cela arrive le midi et ainsi de suite, en plus elle fait le Woudou pour chaque prière; donc le Ghossl ici ne remplace pas le Woudou.

Troisième niveau: Les pseudo règles abondantes sont celles pour lesquelles elle sort le coton entièrement imbibé de sorte que le sang dépasse du coton et s’écoule à partir de ce coton.

Sa qualification est de faire le Ghossl trois fois, à chaque temps de prière et elle n’a pas à faire de Woudou pour la prière, sauf si elle fait un petit Hadath pendant ou après le Ghossl car, dans ce cas, elle fait le Woudou pour chaque prière; si elle fait le Petit Hadath entre deux prières, alors elle fait le Woudou pour la prière suivante; tout cela en changeant ou en purifiant le coton, par précaution obligatoire.

Q.226: Si les pseudo règles abondantes arrivent après la prière du matin, elle ne doit faire pour ce jour que deux Ghossl: un pour les prières du midi et un autre pour les prières du soir; si elles arrivent après les prières du midi, elle ne doit faire qu’un seul Ghossl.

Q.227: Si les pseudo règles arrivent pendant la prière; il lui est obligatoire de la couper, de faire le devoir de la femme ayant des pseudo règles et de refaire la prière. Par contre, si elles arrivent après la prière, elle n’a pas à la refaire.

Q.228: Si faire le Ghossl donne lieu à une gêne considérable ou si on craint d’être “endommagé” [malade par exemple], son devoir, à la place du Ghossl, est de faire un Tayamoum. Ce Tayamoum implique tout ce qu’implique le Ghossl, donc si le Ghossl remplace le Woudou alors ce Tayamoum remplace le Woudou, sinon, il faut faire le Woudou ensuite ou le Tayamoum s’il n’est pas possible de faire le Woudou.

Q.229: Si la femme ne peut pas déterminer le genre des pseudo règles [qu’elle a], elle agit en fonction de son état précédant si elle en avait un et si elle n’avait pas d’état précédant alors elle agit en fonction du plus haut genre probable en faisant la précaution de faire aussi les actions du genre inférieur. Donc si elle doute, par exemple, que ses pseudo règles sont abondantes ou moyennes, elle fait le Ghossl à chaque temps de prières et le Woudou pour chaque prière. Par contre, si la sortie de sang est entrecoupée, il n’est pas loin de juger qu’elle est dans des petites pseudo règles, si elle doute entre des petites pseudo règles et d’autres.

Q.230: Pour que les adorations de celle qui a des pseudo règles soient valables, on a la condition, par précaution obligatoire, qu’elle s’examine directement avant de faire ses adorations afin de déterminer le niveau de ses pseudo règles afin d’agir en fonction de cela. Si elle fait le Woudou ou le Ghossl et la prière avant de faire l’examen, on juge que ses actions ne sont pas valables si on découvre ensuite que son état imposait autre chose; par contre, si ses actions sont en accord avec son niveau et qu’elle a réalisé l’intention de se rapprocher de Dieu en les faisant -comme dans le cas où elle a été inattentive- alors elles sont valables.

Q.231: Dans le cas où il faut faire le Ghossl et le Woudou, il est licite de faire le Woudou avant le Ghossl même s’il n’y avait pas de nécessité à faire cela.

Q.232: Il est obligatoire, pour celle qui a des pseudo règles, après son Woudou et-ou son Ghossl et pour chacun des trois temps de prières de se protéger par n’importe quel moyen pendant la prière pour que le sang ne sorte pas; donc si le sang traverse ce moyen qu’elle a mis pour se protéger et que ce sang sort pendant la prière, il lui est obligatoire de refaire la prière si elle a manqué à ses devoirs en cela et il n’y a pas de mal à refaire le Ghossl et-ou le Woudou, par précaution. Par contre, si le sang est abondant et qu’il n’est pas possible de se protéger, alors sa sortie pendant la prière ne nuit ni à la validité du Ghossl ni à celle de sa prière tant que cela n’arrive pas pour avoir manquer à son devoir [en se protégeant mal, par exemple] à ce sujet.

Q.233: Il est obligatoire, pour celle qui a des pseudo règles, de faire immédiatement la prière ou le Ghossl et si elle tarde de façon à contrecarrer l’“immédiatisation”, selon les coutumes, alors il est obligatoire pour elle de refaire ses actes pour faire son devoir; si elle fait les deux prières, alors il est obligatoire pour elle de faire immédiatement la deuxième après avoir fait la première; si elle les sépare, elle doit alors répéter ses actions pour la deuxième prière pour laquelle elle a manqué à son devoir d’“immédiatisation”.

Deuxième sujet: Les jugements du changement de niveau des pseudo règles.

Le niveau de sang peut changer pendant les pseudo règles, même durant un seul jour, du niveau inférieur au niveau supérieur ou le contraire, l’explication de ces jugements se trouve dans les deux branches suivantes:

Première branche: les jugements de l’inférieur vers le supérieur.

Q.234: Si la femme qui a des pseudo règles passe des petites aux moyennes ou des petites ou des moyennes vers les pseudo règles abondantes alors, dans ces deux cas, son état précédent est annulé et elle est tenue d’agir selon son nouvel état, si cela arrive avant ou pendant la prière; par contre, si cela arrive après la prière alors cela n’influence pas cette prière et elle agit selon l’état nouveau pour les prières suivantes. Nous allons exposer l’explication de cette question par les exemples suivants.

- Si celle qui a des pseudo règles passe des petites vers les moyennes à midi, par exemple, alors sa qualification est de faire le Ghossl pour les deux prières du midi et de faire le Woudou pour chacune d’entre elles.

- Si elle passe des moyennes vers les abondantes à midi, alors il lui est obligatoire en plus du Ghossl qu’elle a fait le matin pour les moyennes de faire un Ghossl sans Woudou pour les deux prières du midi et il en est de même pour les prières du soir, si elle continue de les avoir abondantes.

- Si celle qui a des pseudo règles moyennes a commencé à faire la prière après son Ghossl ou a commencé la prière et qu’elle passe vers les pseudo règles abondantes, il lui est obligatoire de faire un nouveau Ghossl pour les pseudo règles abondantes et de prier car son Ghossl était fait pour des pseudo règles moyennes et qu’il n’est pas satisfait pour celui des pseudo règles abondantes; si elle n’a plus de temps pour le faire, alors elle fait le Tayamoum à sa place et si le temps est si court qu’il ne suffit pas pour faire le Tayamoum, elle continue son action précédente et il n’y a pas de mal à faire la précaution en refaisant ses devoirs en dette après le temps [légal de la prière].

Deuxième branche: Les jugements du passage de l’état supérieur à l’état inférieur.

Q.235: Ce passage se réalise dans des cas pour lesquels la qualification varie selon la méthode suivante:

a- Si celle qui a des pseudo règles passe du niveau supérieur au niveau inférieur, il lui est obligatoire d’agir selon son devoir précédent pour les premières prières qu’elle va accomplir, puis selon son nouvel état pour les prières suivantes; par exemple, si elle a des pseudo règles abondantes avant midi qui passent aux moyennes à midi, il lui est obligatoire de faire le Ghossl des pseudo règles abondantes et de faire ses deux prières du midi sans Woudou, puis elle fait le devoir des pseudo règles moyennes pour les prières du soir sans faire le Ghossl une deuxième fois mais en faisant le Woudou pour chaque prière.

b- Si elle passe des moyennes vers les petites pseudo règles à midi et si elle a fait le Ghossl pour ses pseudo règles moyennes le matin, alors elle n’a plus qu’à faire le Woudou pour chacune des prières du midi, sinon [si elle n’a pas fait de Ghossl le matin] il lui est obligatoire d’ajouter le Ghossl des pseudo règles moyennes pour les deux prières du midi et de faire le Woudou pour chacune d’elles et elle se satisfait de faire le Woudou pour chacune des deux prières du soir.

c- Si elle passe des pseudo règles abondantes aux moyennes à midi, il lui est obligatoire de faire le Ghossl pour les deux prières du midi sans faire de Woudou et elle se satisfait de faire le Woudou pour chacune des deux prières du soir.

Q.236: Il arrive que le passage soit d’un état inférieur vers un état supérieur puis vers un état inférieur en un seul jour; la qualification de ce passage peut être connue dans ce qui a précédé. Par exemple, si elle passe des pseudo règles moyennes vers des pseudo règles abondantes à midi, il lui est obligatoire de faire le Ghossl des pseudo règles abondantes même si elle a fait, le matin, le Ghossl des pseudo règles moyennes; puis si elle passe vers des pseudo règles moyennes le soir, elle doit faire le Ghossl pour les deux prières du soir et faire sa prière sans Woudou en respectant l’état précédent, puis elle fait les actions des pseudo règles moyennes, le lendemain matin, en faisant un Ghossl par jour et un Woudou pour chaque prière.

Q.237: L’application des jugements des passages précédents n’est pas conditionnée par leur arrivée au moment de la prière; donc, si cela arrive avant le temps de la prière, comme si cela arrive pendant l’avant-midi ou entre minuit et l’aube et que, par exemple, la femme avait des pseudo règles moyennes qui sont devenues abondantes puis moyennes, alors le passage vers les pseudo règles abondantes est pris en compte même si elle est revenue aux moyennes, donc elle a à faire le Ghossl pour les deux prières du midi bien qu’elle ait fait son Ghossl le matin pour les pseudo règles moyennes, si elle avait des petites pseudo règles le matin qui sont devenues moyennes ou abondantes puis redevenues petites, elle a à respecter l’état précédent et à faire le Ghossl pour cet état et ainsi de suite.

Troisième sujet: La qualification de la coupure du sang.

Q.238: Si celle qui a des pseudo règles, sait que l’écoulement va cesser pour une période suffisante pour faire la prière en respectant toutes ses conditions, alors elle doit retarder sa prière jusqu’à cette période et la faire dans ce temps; elle doit la faire immédiatement si cette période arrive au début du temps de la prière et la prière faite hors de cette période n’est pas valable et elle doit la répéter pendant cette période en faisant les actions qui sont obligatoires en fonction de son état. D’un autre côté, si cette période est arrivée au début du temps, elle a désobéi [sans faire la prière] jusqu’à ce que le sang coule de nouveau, alors elle commet un péché et elle a à faire la prière avec ses devoirs pendant la période d’écoulement.

Q.239: Si la femme ayant des pseudo règles a été surprise par une coupure momentanée du sang après avoir accompli ses devoirs et fait sa prière, il lui est obligatoire de refaire la prière avec ses devoirs tant qu’il y a assez de temps pour cela, même si ce n’est que pour ses devoirs et quelques prières et même si cette coupure arrive pendant la prière ou la purification, par précaution obligatoire.

Q.240: Si le sang des pseudo règles cesse de façon à donner lieu à une pureté et une "guérison", on a les deux cas suivants:

a- Si elle devient pure après avoir fait la prière, alors ses actions sont valables et il lui est obligatoire de faire les actions de son état précédent pour la prière suivante. Par exemple, si elle devient propre après la prière du midi, alors elle refait ses actions pour la prière de l’après-midi, si cela arrive après la prière du crépuscule, alors elle les refait pour la prière du soir et ainsi de suite.

b- Si elle devient pure après les actions et avant la prière, pendant les actions ou pendant la prière, elle a à refaire les actions et la prière, par précaution obligatoire, même si elle n’a de temps que ce qui est suffisant pour faire les actions et une partie de sa prière et ici on a les trois exemples suivants:

1- Une femme qui a des pseudo règles moyennes a fait son Ghossl le matin et sa prière puis elle est devenue pure à midi alors elle fait le Ghossl et le Woudou pour la prière du midi puis fait le Woudou pour la prière de l’après-midi, ensuite elle pratique ses adorations de la façon naturelle.

2- Une femme, dans ses pseudo règles abondantes, a fait son Ghossl et la prière du matin sans faire de Woudou, son Ghossl à midi pour faire les deux prières du midi puis elle devient pure après son Ghossl ou pendant la prière, alors elle a, comme obligation, par précaution obligatoire, à refaire le Ghossl et la prière sans faire de Woudou, puis elle pratique ses adorations de façon naturelle pour les prières suivantes.

3- Une femme qui a des petites pseudo règles a fait son Woudou pour la prière du midi, par exemple, puis elle est devenue pure avant ou pendant la prière, alors elle doit, par précaution obligatoire, refaire le Woudou et la prière du midi puis le Woudou une deuxième fois pour la prière de l’après-midi, ensuite elle fait les prières suivantes de façon naturelle.

En plus, si on suppose que la femme ayant des pseudo règles moyennes ou abondantes n’a pas vu de sang depuis le commencement du Ghossl précédant la prière qu’elle vient de faire, puis qu’elle découvre que la coupure de sang est une coupure de guérison, alors il ne lui pas obligatoire, dans ce cas, de refaire le Ghossl et la prière.

Q.241: Si la femme doute si la coupure est continuelle ou momentanée, que la période de coupure suffira pour les actions et la prière ou qu’elle ne suffira pas pour les actions et une partie de la prière, alors dans les deux cas elle a à refaire ses actions comme si elle n’avait pas de doute.

Q.242: Le fait qu’elle soit tenue de ne pas séparer entre le Ghossl ou le Woudou et la prière [voir Q.233] pendant les pseudo règles n’a pas de lieu lorsqu’elle fait ses actions après être devenue pure durant une coupure du sang et il lui est même licite de les séparer.

Conclusion: Ce que doit abandonner la femme ayant des règles ou des pseudo règles et la Nafsa.

On entend par cela ce qui lui est illicite ou déconseillé de faire, l’explication de cela se trouve dans les deux branches suivantes:

Première branche: Les jugements de la femme ayant ses règles et de la Nafsa.

Ces jugements se trouvent dans les questions suivantes:

Q.243: Pour la femme ayant ses règles, il n’est pas valable de faire les prières obligatoires, les prières conseillées, le Tawaf obligatoire, le Tawaf conseillé faisant partie du pèlerinage ou de l’Oomra et toutes les adorations conditionnées par la purification des règles et du Nifas comme, par exemple, le jeûne de l’E’tikaf [se mettre pendant un certain temps dans une mosquée pour faire certaines adorations] et autres.

Q.244: Il est obligatoire à la femme ayant ses règles et à la Nafsa de faire en dette lorsqu’elles deviennent pures ce qu’elles ont raté comme jeûnes du mois de Ramadan et jeûnes jurés et déterminés à une certaine date qui sont arrivés au moment de leur Hadath. Par contre, il ne leur est pas obligatoire de faire en dette les prières qu’elles ont ratées pendant leur état [de Hadath] que ce soit des prières quotidiennes, des prière des signes [faites au moment des signes comme l’éclipse du soleil] ou des prières promises jurées déterminées à une certaine date. Mais il est obligatoire pour elles de faire en dette les prières qu’elles ont ratées pendant les jours de leur Hadath  si elles avaient eu assez de temps pour les faire en respectant leurs conditions, il leur est également obligatoire de faire les prières en dette qu’elles ont ratées pendant les jours de pureté, s’il reste assez de temps pour les faire en respectant leurs conditions car sinon, il ne leur est pas obligatoire de les faire en dette, dans les deux cas.

Q.245: Il est illicite de faire l’acte sexuel avec la femme ayant ses règles et la Nafsa durant la période où le sang se trouve dans le sexe; par précaution obligatoire, c’est également illicite par l’anus, mais il est licite de prendre d’autres plaisirs que l’acte sexuel de n’importe quelle façon voulue, bien que cela soit déconseillé pour les hommes [avec le corps de leur femme] du nombril aux genoux. Une fois que le sang est coupé, il est licite de faire l’acte sexuel même si elle n’a pas encore fait son Ghossl bien qu’il vaille mieux purifier l’endroit avant de le faire.

Q.246: Si l’homme a fait l’acte sexuel avec une femme pendant ses règles, il lui est conseillé de se racheter en payant un Dinar légal si la pénétration a eu lieu au début des règles, un demi Dinar à la moitié des règles et un quart de Dinar à la fin des règles. La femme n’a pas à payer de rachat mais elle commet un péché en le faisant. L’homme n’a pas à payer de rachat s’il fait cela pendant le Nifas bien qu’il commette un péché.

Q.247: Pour la femme ayant les règles et pour la Nafsa, il est illicite d’entrer dans les mosquées et d’y rester comme on l’a déjà cité pour le Jinaba, il ne leur est pas licite de lire les versets et encore moins les Sourates de la prosternation et de toucher les mots du noble Coran; il ne convient pas de ne pas respecter la précaution de ne pas toucher le nom sacré de Dieu (qu’Il soit loué) et de ses qualités spécifiques (qu’Il soit loué).

Q.248: Il n’est pas valable de faire le divorce avec une femme ayant ses règles ou étant Nafsa ni de lui faire le Zihar [jurer que le dos de sa femme est comme celui de sa mère] s’il avait eu pénétration de cette femme et si elle n’est pas enceinte, en présence du mari ou en son absence, s’il est capable de connaître son état [qu’elle a ses règles].

Deuxième branche: Les jugements de la femme ayant des pseudo règles.

Q.249: Il est valable, pour la femme ayant des pseudo règles, de faire toutes les adorations obligatoires et conseillées, il lui est obligatoire de faire la prière comme on l’a vu précédemment et de faire le jeûne; apparemment la validité de son jeûne ne dépend pas de faire ses Ghossl du jour, les Ghossl du soir et de la nuit n’ont pas de rapport avec la validité du jeûne, comme on le verra dans le chapitre du jeûne.

Q.250: Il est licite de faire l’acte sexuel avec la femme qui a des pseudo règles de tout niveau même si elle n’a pas fait de Ghossl, il vaut mieux ne pas faire l’acte sexuel avec la femme qui a des pseudo règles abondantes ou moyennes sauf après son Ghossl. Il lui est licite d’entrer dans les mosquées. Par contre, il ne lui est pas licite de toucher les mots du noble Coran avant de faire son Ghossl et-ou son Woudou, mais il lui est licite de le faire après, bien qu’il vaille mieux laisser tout cela dans l’absolu; le fait de toucher le nom sacré de Dieu (qu’Il soit loué) et de ses qualités spécifiques est placé dans la précaution qu’il convient de ne pas laisser.