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L’Imâm as-Sâdiq (p) et l’appel à accourir au bien

Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, dit : ((Faites assaut (de mérites) en vue d’une indulgence venue de votre Seigneur, vers un Jardin dont l’immensité égale celle du ciel et de la terre : Il est tout prêt pour ceux qui croient en Dieu et à Son Envoyé. C’est là la grâce de Dieu, Il en gratifie qui Il veut)) (Coran LVII, 21).

Ce Verset et tant d’autres, comprennent un appel récurrent adressé à l’homme croyant l’invitant à accourir au bien chaque fois que se présentent devant lui les occasions de faire du bien. Sinon, il remettrait à plus tard les bonnes actions, car faire du bien est une occasion que l’homme ne doit pas perdre. Pour cette raison, il est indispensable pour l’homme d’être toujours sur le qui-vive pour faire du bien, d’être toujours en Etat d’urgence… L’imâm as-Sâdiq (p) a tant insisté sur ce point.

Il a dit à ce propos : « Si l’un de vous se trouve sur le point de faire du bien, il ne doit pas tarder à le faire. Car il arrive au serviteur de Dieu de s’acquitter d’une prière ou d’un jour de jeune, et voilà qu’on dit à son compte : ‘Après ce que tu viens de faire, fais ce que tu veux, car Dieu t’a pardonné’ ». Si tu te sens prêt psychologiquement à faire du bien, et si tu sens que tu ais la volonté de le faire, comme lorsque tu penses donner une aumône ou rendre un service à un croyant, ou faire quelque chose dans l’intention de le réjouir, ou lorsque tu t’acquittes d’une prière et tu adresses à Dieu une invocation, alors il faut rapidement prendre l’initiative et ne pas remettre une telle action à plus tard. Il se trouve que ce moment soit l’un des moments où Dieu comble Ses serviteurs de Ses grâces. Lorsque l’homme se met devant son Seigneur, lorsqu’il se met en état de vouloir Lui obéir, il se peut que ce moment soit celui où il recevrait le pardon de Dieu, celui où le pardon s’étend, par la force des grâces divines, pour couvrir le temps à venir.

Un autre enseignement donné par l’Imâm as-Sâdiq (p) dans ce domaine nous dit : « Commencez votre journée en faisant du bien. Faites dicter, au début de la journée, une bonne action à enregistrer par ceux qui enregistrent vos actions, et à la fin de la journée une bonne action, alors Dieu vous pardonne tout ce qui est entre le début et la fin de la journée ». Homme ! Commence ta journée en faisant quelque chose de bien ou en disant une parole de bien ; car pour chacun de nous, il y a des anges notaires qui enregistrent nos actions. Homme ! Dis donc à ces notaires d’écrire dans ton registre un propos de bien, une action de bien ou un mouvement de bien. Si tu fais du bien au début de la journée et à la fin de la journée, Dieu te pardonne les péchés qui tu aurais commis entre le premier bien et le dernier bien que tu aurais fais.

Une Tradition que l’Imâm as-Sâdiq (p) tient de son père, l’Imâm al-Bâqir (p) dit : « Mon père disait : ‘Si tu te trouves sur le point de faire du bien, hâte-toi alors de le faire, car tu ne sais point ce qui pourrait t’arriver en attendant’ ». Lorsque l’idée de faire du bien envahit ton esprit, hâte-toi de la mettre en pratique dans la réalité, car il se peut que les conditions actuelles soient propices à l’accomplissement de cet acte de bien. Il se peut aussi que les conditions se compliquent un peu plus tard et t’empêchent d’accomplir ta bonne action.

Une autre Tradition rapportée aussi de l’Imâm al-Bâqir (p) dit : « Le Messager de Dieu (p) a dit : ‘Parmi les choses de bien, Dieu aime celles que nous nous hâtons de les faire’ ». Ce que Dieu veut pour l’homme qui se trouve sur le point de faire du bien, ou qui décide de faire du bien, est de ne pas laisser une distance entre le faite de penser au bien et le fait de faire le bien, car Dieu veut pour l’homme que sa vie soit faite de bien, de sorte à sentir que toute sa vie est consacrée au bien.

L’Imâm as-Sâdiq (p) dit : « Lorsque tu prends la décision de faire quelque chose de bien, ne tarde pas à le faire, car le serviteur qui fait le jeûne tout au long d’une journée où il fait très chaud, il le fait dans l’espoir d’avoir une récompense de la part de Dieu. Et en réponse Dieu le délivre des Feux de l’Enfer. Ne considère donc pas comme minime quelque chose qui te rapproche de Dieu, même si ce n’est que la moitié d’une datte ».

L’Imâm (p) parle du jeûne tout au long d’une journée très chaude comme un modèle de bien qui, pour le faire, l’homme doit endurer beaucoup de peine. L’homme, lorsqu’il fait du bien qui demande beaucoup d’effort, montre cet effort à Dieu, à Lui la Grandeur et le Gloire, qui répond en lui prodiguant Sa miséricorde, en le délivrant des supplices de l’Enfer. Il faut donc faire ce qui plait à Dieu même si ce que l’on fait soit peu de chose, car Dieu prodigue Ses récompenses sans prendre en considération la taille de ce que nous faisons comme bonnes œuvres. Ce qu’Il prend en considération c’est la taille de l’action dans l’âme de celui qui fait du bien, car cela confirme l’amour que tu portes à Dieu et prouve que tu fais de l’effort pour te rapprocher de Lui.

Une autre Tradition rapportée de l’Imâm as-Sâdiq (p) dit : « Celui qui se trouve sur le point de faire du bien doit se hâter de le faire et de ne pas tarder à le faire, car il arrive au serviteur d’entreprendre une action et, en réponse, Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, lui dit : ‘Je t’ai pardonné et Je n’inscrirai rien contre toi’. Celui qui se trouve sur le point d’entreprendre une mauvaise action doit ne pas l’entreprendre, car il arrive au serviteur d’entreprendre une mauvaise action et, en réponse, Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, le voit et lui dit : ‘Par Ma Grandeur et Ma gloire, Je ne te pardonnerai jamais’ ». Il existe une autre Tradition qui va dans le même sens. Elle dit : « Ne considère pas comme peu importante une bonne action, car cette bonne action peut te conduire au Paradis. Ne considère pas comme peu importante une mauvaise action, car cette mauvaise action peut te conduire en Enfer ».

On rapporte de l’Imâm as-Sâdiq (p) une Tradition qui dit : « Lorsque l’un de vous se trouve sur le point d’entreprendre une bonne action ou de faire un signe de générosité, qu’il le fasse rapidement car les deux démons qui se trouvent à sa gauche et à sa droite feront tout pour l’empêcher de le faire ». Tout comme les deux anges qui protègent l’homme et qui l’incitent à faire du bien, il y a aussi deux démons qui cherchent à bloquer sa volonté de faire du bien. Il y a aussi, parmi les hommes beaucoup de démons qui, chaque fois qu’ils voient un homme sur le point de faire du bien, ils tentent de l’entraver et de l’empêcher de le faire.

Une Tradition rapportée de l’Imâm al-Bâqir (p) dit : « Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a rendu le bien aussi pénible pour ceux qui vivent dans ce monde-ci que le bien qui sera lourd dans leurs balances au Jour du Jugement. Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, a rendu le mal aussi léger pour ceux qui vivent dans ce monde-ci que le mal qui sera lourd dans leurs balances au Jour du Jugement ». Faire le bien sous tous ses aspects exige un effort psychique et physique. Dans la mesure où, pour faire du bien, tu fais de l’effort, tu endures et tu peines, que ce soit sur le plan psychique, sur le plan social ou sur le plan physique, les peines que tu endures feront alourdir ta balance au Jour du Jugement et feront élever ton rang auprès de Dieu, le Très-Haut. Lorsque l’homme fait du mal, il n’endure pas des peines en le faisant. Cette facilité pour l’homme de faire le mal fera que sa balance sera légère au Jour du Jugement.

Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, nous a fixé des buts, des objectifs et un acquis qui est le Paradis et, au-dessus du Paradis, il y Sa satisfaction. Pour cette raison, nous devons, dans toutes nos actions, dans toutes nos paroles et dans toutes nos relations, avoir le Paradis comme notre but. Nous devons faire en sorte que notre désir de gagner le Paradis soit le motif qui nous fait supporter les peines que nous éprouvons lorsque nous faisons du bien. Lorsque l’homme se rend compte des gains qu’il réalisera suite à une action qu’il entreprend, cela lui rend facile de supporter les peines, cela allège ses durs sentiments et ses peines ((Ils ne sont pas à égalité, les compagnons du Feu et ceux du Jardin. Les compagnons du Jardin sont, eux, les glorifiés)) (Coran LIX, 20).

Mettons-nous donc en action pour gagner le Paradis et la satisfaction de Dieu. Les peines de ce monde-ci disparaissent, alors que les délices de l’Autre monde restent éternels. Approfondissons donc la volonté de bien dans nos raisons lorsque nous faisons du bien, dans nos cœurs lorsqu’ils se mettent à battre pour le bien, et dans notre vie lorsque nous nous mettons en mouvement pour le bien. Voilà le résultat que nous aurons : ((Faites assaut (de mérites) en vue d’une indulgence venue de votre Seigneur, vers un Jardin dont ‘immensité égale celle du ciel et de la terre : Il est tout prêt pour ceux qui croient en Dieu et à Son Envoyé. C’est là la grâce de Dieu, Il en gratifie qui Il veut)) (Coran LVII, 21).

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