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Les Œuvres de l’Imâm al-‘Askarî (p)

Voici certaines parmi les œuvres de l’Imâm al-‘Askarî (p) que nous devons connaître pour enrichir, grâce à lui, notre science et notre conscience. A l’occasion, je vous ai toujours dit de ne pas vous réduire, dans votre rapport aux Imâms appartenant aux Gens de la Maison (p), à vous attacher à l’aspect dramatique de leur vie, et de rechercher la science qu’ils ont enseignée, la guidance qu’ils nous ont prodiguée et la voie à suivre qu’ils nous ont fixée. N’est-ce pas qu’ils disaient : «Faite vivre notre cause ! Que Dieu fasse vivre celui qui fait vivre notre cause !» ? Nous devons connaître leurs sciences, suivre leur voie et les présenter au monde afin qu’il connaisse qui étaient les Gens de la Maison (p). Il en est ainsi car beaucoup de ceux qui se revendiquent comme des partisans des Gens de la Maison (p) ne les connaissent pas vraiment quant à leur science, à leur spiritualité, à leur action et à leur voie.

Lettre envoyée par l’Imâm (p) à Ishâq Ibn Ismâ’îl an-Naysâbûrî

« Que Dieu te voile de Son voile et qu’Il soit ton soutien dans toutes tes affaires ! J’ai compris ta lettre. Nous sommes, grâce à Dieu et à Ses bienfaits, des gens compatissants envers nos partisans. Cela nous réjouit de voir que Dieu les comble de Ses bénédictions et de Ses grâces. Chaque don qu’ils obtiennent de la part de Dieu nous fait plaisir. Louange à Dieu et que Ses noms soient sanctifiés pour Ses bienfaits. Je dis ‘Louange à Dieu de la manière avec laquelle on puisse Le louer jusqu’à la fin du temps, pour la miséricorde qu’Il t’a procurée, en te sauvant de la perte et en facilitant ton passage sur la Pente. Par Dieu ! Elle est une pente difficile à franchir, ardue à traverser et grande comme épreuve ! 

Sache avec certitude, ô Ishâq, que celui qui, aveugle quitte cette vie, sera dans l’autre monde dans une plus grande cécité et dans un plus grand égarement. C’est ce que Dieu dit dans Son Livre Clair lorsque, par la bouche de l’injuste, Il dit : ((Mon Seigneur ! Pourquoi m’a-tu amené ici, aveugle, alors que je voyais clair auparavant ? Dieu dira : « De même que tu as oublié Nos Signes, après qu’ils te sont parvenus, tu seras oublié aujourd’hui)) (Coran XX, 125-126). Y a-t-il de signe plus grand que l’Argument que Dieu envoie à Ses créatures, que Son Intendant sur Sa terre, que Son Témoin auprès de Ses serviteurs, qui vient après ses pères, les prophètes, parmi les premiers, et après ses pères les tuteurs, parmi les derniers, que la paix de Dieu et Ses bénédictions soient sur eux tous !

Mais où laissez-vous vous égarer ? Où, comme les bestiaux laissez-vous vous conduire ? De la vérité vous vous détournez. A la fausseté vous croyez et la grâce de Dieu vous rejetez. Seriez-vous parmi ceux qui croient à une partie du Livre et qui dénient une autre partie ? Quel est le châtiment de celui qui, parmi vous et parmi les autres, le fait, si ce n’est la honte dans ce monde-ci et les supplices perpétuels dans l’Autre monde éternel ?

En vous imposant les obligations, Dieu, il n’y a pas de Dieu en dehors de Lui, de par Sa grâce et Sa miséricorde, ne l’a pas fait parce qu’Il a besoin de vous, mais parce qu’Il voulait être compatissant avec vous, afin de distinguer ce qui est bon en vous de ce qui est mauvais. Pour mettre à l’examen ce qu’il y a dans vos poitrines, pour vérifier ce qu’il y a dans vos cœurs. C’est afin que vous concurrenciez pour obtenir la miséricorde de Dieu, afin de vous destiner à des emplacements selon vos rangs dans Son Paradis. C’est pour cela qu’Il vous a imposé le pèlerinage majeur, le pèlerinage mineur, la prière, l’aumône, le jeûne et la reconnaissance de l’Autorité».

Nous remarquons, d’après cette lettre, que l’imâm al-Hassan al-‘Askarî (p) poursuivait la situation de ses partisans les Chiites dans leurs affaires positives et négatives. Il leur vouait affection et tendresse et leur demandait de s’engager entièrement à suivre la direction. Il leur recommandait d’emprunter la voie de Dieu en s’appliquant à s’acquitter de leurs obligations afin d’obtenir Son agrément en se rapprochant de Lui et en Lui obéissant. Il s’agit de la communication, au niveau des sentiments et à travers l’instruction, entre l’Imâmat et ceux qui suivent son droit chemin.

L’invocation

D’après Abû Hâshim al-Ja’farî, l’un des partisans de l’Imâm al-‘Askarî (p) lui a écrit lui demandant de lui apprendre une invocation. L’Imâm (p) lui a envoyé cette invocation : « O Celui qui entend plus que tous ceux qui entendent, ô Celui qui voit plus que tous ceux qui voient, ô Celui qui est le plus grand que tous ceux qui regardent, ô Celui qui, en comptant, est le plus rapide que tous ceux qui comptent, ô Celui qui est le plus miséricordieux que tous les miséricordieux, ô Celui qui est le plus sage de tous les sages… Que Tes bénédictions soient sur Muhammad et la Famille de Muhammad et que tu prolonges ma vie, que tu me combles de Ta miséricorde, que tu me classes parmi ceux qui assistent Ta religion et que tu n’assignes cette tâche à quelqu’un d’autre !».

Et Abû Hâshim de poursuivre : « Je me suis alors dis dans mon for intérieur : ‘Seigneur ! Fais que je sois de Ton parti et de Ton groupe !’». Et voilà que ‘Alî, Abû Muhammad al-‘Askarî (p) me regarde en disant : «Tu es de Son parti et de Son groupe puisque tu crois en Dieu, tu te fies à Son Messager, tu reconnais ses amis et tu les suivent».

Deux remarques :

La première est que cette invocation offre à l’homme l’ouverture à Dieu à travers Ses attributs qu’aucun de Ses créatures ne peut prétendre s’y approcher, ce qui veut dire qu’Il est le seul capable de répondre à sa sollicitation. Viennent ensuite les questions vitales en liaison avec l’élargissement des subsistances, le prolongement de la vie, la miséricorde et le choix du serviteur pour assister la religion de Dieu. Cela prouve l’importance de cette question dans la vie de l’homme musulman qui doit assumer complètement ses responsabilités en déployant ses efforts pour assister la religion dans tous les domaines de la culture, de la politique, de la société et de la sécurité. L’homme musulman ne doit pas être neutre sur le terrain du conflit entre l’Islam et ses ennemis. Il doit s’engager à défendre la religion dans tous ses combats.

La seconde est que ce geste en ce qui concerne l’invocation a incité cet homme à vouloir rejoindre le parti de Dieu et Son groupe et à demander à Dieu de l’aider à être parmi eux afin qu’il suive la ligne de ceux qui appellent à Dieu, qui luttent pour Dieu et qui agissent pour la cause de Dieu. Le faisant, il prouve qu’il suit la règle de la foi en Dieu et en Son Messager et qu’il reconnaît ses partisans qui forment la bonne et loyale direction qui tient à préserver l’Islam et les Musulmans et à les diriger sur la bonne voie.

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