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L'autorité religieuse Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah
Le parcours d'une vie de don de soi 1er épisode

19 Shaaban 1354 H./ 1935 ap J.C. fut la date de la naissance bénite à Najaf Al Achraf, capitale de l'érudition et des oulémas. Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah est issu d'une lignée d'hommes de religion dont les origines remontent à la Mecque. Son père est le grand Ayatollah Sayyed Abdel Raouf Fadlallah (ra), qui vivait à Najaf depuis près de 30 ans pour étudier et enseigner, lui-même avait été élevé par son père Ayatollah Najibouddine (décédé en 1863 H. 1916 ap. J.C.) un des grands et brillants jurisconsultes de Jabal Amel, la région du Sud Liban à majorité chiite. Sayyed Abdel Raouf a été son premier instructeur, il a laissé ses empreintes sur divers aspects de la personnalité du jeune Mohammad Hussein. Il avait une fierté qui a alourdi le poids des circonstances dans lesquelles il vivait. En effet, il ne faisait aucune concession aux autorités dans le milieu religieux; celles là pour dispenser leur aide imposaient parfois certaines concessions pouvant toucher la dignité ou les positions de l'individu. En conséquence, il avait des dettes qui lui pesaient et affectaient la vie de sa famille.

Dans ces circonstances, le jeune Mohammad Hussein a grandi. Lorsqu'il tombait malade on l'emmenait chez un médecin traditionnel arabe car sa famille ne pouvait supporter le coût de l'emmener à l'hôpital. Dans sa petite enfance, il fut atteint de la varicelle, il mit des mois à guérir. Ainsi, son enfance, étant l'aîné dans une famille composée de cinq fils et cinq filles, était caractérisée par une ambiance religieuse empreinte par l'ascétisme, l'érudition dans un environnement rude et un climat sévère.

Quant à la maison dans laquelle il est né et où il a grandi elle se situait dans une allée sombre. Elle se composait de trois pièces et d'une petite cuisine, dans la cour intérieure de la maison il y avait un bassin dont l'eau était salée. La maison avait également un sous-sol où l'on passait le temps en été pour se rafraîchir. La nuit, la famille dormait sur le toit à cause de la chaleur. L’éclairage se faisait aux lanternes par défaut d'électricité. Le terrain de jeu du jeune Sayyed était les rues et ruelles autour de la maison. Les promenades, il les faisait avec son père vers la région d'Al Jadwal à Najaf, un des affluents de l'Euphrate, où les vergers abondaient. Ces promenades avaient lieu durant les vacances d'études de la Hawza, c'est-à-dire les jeudis, les vendredis et une fois tous les mois ou tous les deux mois. De même, il allait avec son père à Koufah, où l'Euphrate devenait plus grand, le moyen de transport à l'époque était la calèche…

En ces temps, le jeune Mohammad Hussein sentait en lui une anxiété qui le poussait à apprendre. Il sortait durant les jours d'Achoura au Sanctuaire de l'Imam Ali (p) et voyait les cortèges funèbres et ceux qui se frappaient la tête avec les épées. La vue du sang le rendait triste, une tristesse qu'il ne pouvait contrôler et c'est peut être cela qui a fait qu'à cette époque la poésie naquit en lui. L'environnement de Najaf, plutôt fermé, a empreint toute son enfance,  malgré cela, il ne l’empêcha pas d'avoir un esprit ouvert sur de larges horizons. Cette région rude ne savait pas qu'elle avait favorisé l'éclosion d'un talent exceptionnel qui aura une influence aussi grande dans le futur.

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