Actes de l’adoration > jeûne > Les jugements du jeûne
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Premier thème: La preuve qui  confirme le mois lunaire

Deuxième thème: Les conditions de l’obligation du jeûne et de sa validité

Troisième thème: Les obligations du jeûne

Quatrième thème: La Kafara*

Cinquième thème: La Fidya* [le rachat]

Sixième thème: Le jeûne en dette

Premier thème: La preuve qui confirme le mois lunaire

Il est connu que le mois lunaire -qui est le sujet de plusieurs jugements- dépend pour son début et sa fin de la lune dont la révolution sidérale autour de la terre est appelée mois lunaire.

Le mois commence astronomiquement, à la sortie de l’ombre de la lune, l’ombre est le lieu où la luminosité de la lune est complètement invisible d’un observateur se trouvant sur la terre, dès qu’elle sort de ce lieu nous l’appelons croissant; lorsqu’elle entre de nouveau dans l’ombre, c’est la fin du mois.

Mais la législation ne s’est pas arrêtée à cela pour déterminer ce mois; elle a mis comme condition que le croissant arrive à un niveau tel que l’observateur peut le voir dans l’horizon, après le coucher du soleil, le jour suivant est alors le début du mois.

Pour prouver le mois législativement, on a plusieurs jugements détaillés dans les questions suivantes:

Q.581: Le croissant est prouvé par les méthodes suivantes:

Première méthode: Lorsque le Musulman responsable le voit lui-même effectivement.

Deuxième méthode: Par le témoignage d’un grand nombre de personnes différentes de sorte que cela donne la certitude de sa présence; nous appelons cela la réputation; si on n’obtient pas la certitude ou l’assurance ainsi, il n’est pas licite de se baser sur cela quelle que soit la "grandeur" du nombre de personnes.

Troisième méthode: Par le témoignage de deux hommes justes qui ont vu le croissant et donc, le témoignage d’un seul homme ou celui des femmes même avec les hommes ne suffit pas sauf si leur parole nous donne cette assurance.

Quatrième méthode: Lorsque trente jours passent après le début du mois précédent.

Cinquième méthode: Le jugement du juge législatif concernant le croissant tant qu’on ne sait pas qu’il s’est trompé ou qu’il y a erreur au niveau de son fondement [du jugement].

Sixième méthode: Tout effort scientifique donnant la certitude ou l’assurance que la lune est sortie de l’ombre et qu’il est possible de la voir à l’horizon.

Q.582: Il suffit que le croissant soit prouvé dans un pays pour qu’il le soit dans n’importe quel autre pays associé au premier, ne serait-ce que pour une partie de la nuit de sorte que le coucher du soleil dans le premier pays ait lieu avant l’aube dans le pays du Musulman responsable.

Q.583: Si le croissant du mois de Ramadan est prouvé, le jeûne devient obligatoire et si le croissant du mois de Chawal est prouvé, il devient obligatoire de déjeuner.

Q.584: Si le croissant du mois de Ramadan n’est pas prouvé alors le jeûne du jour du doute n’est pas obligatoire et même, il n’est pas licite de le jeûner en considérant qu’il fait partie du mois de Ramadan. Il est conseillé de le jeûner avec l’intention qu’il est du mois de Chaaban, on peut prendre l’intention de le jeûner en dette et si ensuite on découvre qu’il fait bien partie du mois de Ramadan, cela suffit et on est quitte. Si on n’a pas prouvé le croissant du mois de Chawal, il est obligatoire de compter trente jours pour le mois du Ramadan et si on découvre pendant le jour douté qu’il fait partie du mois de Chawal, il est obligatoire de "déjeûner".

Deuxième thème: Les conditions de l’obligation du jeûne et de sa validité

Pour que le jeûne soit obligatoire et valable, le Musulman responsable a plusieurs conditions [à respecter] qui sont les suivantes:

L’Islam.

Q.585: Que celui qui fait le jeûne, soit musulman et donc le jeûne du mécréant n’est pas valable.

La puberté.

Q.586: Le jeûne n’est pas obligatoire pour celui qui n’est pas pubère; s’il jeûne, ce jeûne est valable pour lui et il mérite une récompense.

La raison.

Q.587: Le jeûne du fou n’est pas obligatoire et il n’est pas valable qu’il le fasse.

Etre pure des règles et du Nifas*.

Q.588: Que la femme soit pure des règles et du Nifas* de l’aube jusqu’au coucher du soleil; donc le jeûne n’est pas obligatoire pour celle qui a ses règles et pour la Nafsa* et il n’est pas valable, si leurs règles ou leur Nifas* surviennent entre l’aube et le crépuscule, cela annule le jeûne de ce jour.

La non nuisance.

Q.589: Pour que le jeûne soit valable, on a la condition qu’il ne fasse pas de nuisance; la nuisance est que ce jeûne soit la cause d’une maladie ou son aggravation ou le retard de la guérison ou encore l’augmentation des douleurs; il n’y a pas de différence entre la certitude, la vraisemblance ou la probabilité donnant lieu à avoir peur qu’il nuise; dans tous ces cas, le jeûne n’est pas obligatoire et pour qu’il n’y ait pas d’obligation, la parole d’un médecin adroit suffit sauf si le Musulman responsable est sûr du contraire.

Q.590: Si le Musulman responsable fait le jeûne en ayant peur qu’il lui nuise ou en croyant en cette nuisance; alors, si elle arrive effectivement, son jeûne n’est pas valable, de même que s’il découvre qu’il n’y a pas eu de nuisance alors que la nuisance qu’il attendait faisait partie des nuisances qu’il est obligatoire d’éviter, son jeûne n’est pas valable; sinon [s’il n’était pas obligatoire de l’éviter] son jeûne est valable.

Q.591: S’il fait le jeûne en croyant qu’il ne lui nuit pas et découvre qu’il lui nuit, alors son jeûne est valable.

Le “non voyage”.

Q.592: Pour que le jeûne soit valable, on a la condition de ne pas être dans un voyage obligeant à écourter la prière; donc le jeûne du voyageur n’est pas valable sauf pour celui qui a fait la promesse de jeûner en voyage pour avoir eu un voeu exaucé et donc il est valable de faire le jeûne ainsi en tant qu’exécution d’une promesse mais non pas en tant que jeûne du mois de Ramadan même s’il met cela dans sa promesse; il est également valable pendant le voyage de celui qui est incapable d’égorger Al Hadiy [le mouton donné en cadeau pendant le pèlerinage de Tamaatoo] et de celui qui est incapable de payer la Kafara* de Al ‘Ithaba [de Arafat pendant le pèlerinage].

Q.593: Juger que le jeûne du voyageur est non valable est confirmé pour ceux qui connaissent le jugement -qu’il n’est pas valable de faire le jeûne pendant le voyage- donc, si le voyageur jeûne en ignorant le jugement ou en ignorant une partie de ses détails, son jeûne est valable; s’il découvre cela pendant la journée, son jeûne devient invalide spécifiquement pour le jour où il l’a découvert et non pas pour ceux qui ont précédé cette découverte. Par contre, le jeûne de voyageur qui oublie le jugement ou le sujet n’est pas valable.

Q.594: Si le voyageur veut jeûner, on a les deux situations suivantes:

Première situation: S’il voyage après midi, il ne lui est pas licite de déjeuner dans l’absolu.

Deuxième situation: S’il voyage avant midi, dans ce cas, il ne lui est pas valable de faire le jeûne ce jour-là; mais il ne lui est pas licite de prendre quelque chose de déjeûnant sauf après avoir dépassé la “limite de la permission” [voir Q. 524 et suivantes]. Si le voyageur veut entrer dans l’une de ses patries ou dans un lieu où il veut résider dix jours ou plus, on a les cas suivants:

Premier cas: S’il y entre après le midi réel, il est tenu de déjeûner, son jeûne n’est pas valable, mais il lui est conseillé de s’abstenir de manger.

Deuxième cas: S’il y entre avant le midi réel, on a les cas suivants:

S’il a pris quelque chose de déjeûnant pendant son voyage, il est tenu de déjeûner mais il lui est conseillé de s’abstenir de déjeûner [après son retour].

S’il n’a rien pris pendant son voyage, il lui est obligatoire de prendre l’intention de jeûner, il jeûne pour le reste de ce jour et ce jeûne est valable.

Q.595: Il est licite de voyager pendant le mois de Ramadan même sans nécessité et même pour éviter de faire le jeûne, mais cela est déconseillé.

La perte de conscience.

Q.596: Il n’est pas valable de faire le jeûne pour celui qui a perdu conscience si cette perte de conscience a eu lieu avant l’aube et avant de prendre l’intention [de jeûner]; il est valable et obligatoire de le continuer, si cela arrive après avoir pris l’intention [de jeûner] que cela soit avant ou après l’aube; on fait suivre au cas de perte de conscience, celui de la perte de raison due à l’endormissement utilisé dans les opérations chirurgicales [l’anesthésie] mais il diffère par le fait qu’on n’est pas tenu de faire le jeûne en dette ensuite pour le cas de celui qui a perdu conscience avant l’aube et avant de prendre l’intention [de jeûner]; par contre on est tenu de faire le jeûne en dette dans le cas de perte de conscience dû à l’anesthésie.

Q.597: La législation a permis de déjeûner aux personnes suivantes:

-La personne qui a une faiblesse dans ses forces et une paresse dans son activité et pour qui le jeûne gêne et augmente cette faiblesse de sorte qu’elle devient incapable de se mettre debout, de marcher et de pratiquer ses activités habituelles.

-La personne qui a atteint l’âge de soixante-dix ans qui est la période de vieillesse, hommes et femmes, s’accompagnant d’une faiblesse rendant le jeûne infaisable ou difficile et gênant et qui est excusée de ne pas le faire.

-Ceux qui ont des métiers durs, que le jeûne affaiblit et met en situation de grande soif difficile à supporter, qui sont incapables de trouver un travail moins difficile et qui n’ont pas d’économie ou d’argent emprunté pouvant les satisfaire momentanément.

-Celui qui a la “maladie” de la soif, c’est celui qui ne peut pas supporter la soif, pour qui le jeûne est difficile et qui est excusé de ne pas le faire.

-La femme enceinte lorsque le jeûne peut nuire à elle ou son enfant même si son accouchement n’est pas encore proche.

-La nourrice qui n’a pas beaucoup de lait et si elle fait le jeûne en allaitant alors ce jeûne lui nuit ou diminue son lait de façon à nuire à l’enfant, elle est tenu de déjeûner; par contre, si elle peut remplacer son lait par un lait artificiel ou animal ou par celui d’une autre femme [qui allaite l’enfant] gratuitement ou non en étant capable de la payer, alors dans ces cas, il ne lui est pas licite de déjeûner.

Q.598: Tout comme il est licite à ces personnes autorisées à ne pas jeûner, de déjeûner, il leur est licite de jeûner dans le cas où elles en ont envie et insistent pour en supporter la difficulté et la gêne tant qu’elles n’en soient pas diminuées; mais si le jeûne leur nuit d’une façon [qui peut être prise] en considération, il leur est obligatoire de l’éviter et il ne leur est pas licite de faire le jeûne et dans ce cas elles sont jugées par le jugement du malade déjà cité; on n’exclut pas, ici, le cas de la femme enceinte ou nourrice dont le jeûne nuit à l’enfant car il lui est obligatoire d’éviter de nuire à son enfant autant et au même degré qu’il lui est obligatoire de l’éviter à elle-même.

- Le Nifas: Etat de la femme qui vient d’accoucher.

- La Kafara : Bien donné pour se racheter d’un péché

Troisième thème: Les obligations du jeûne

La réalisation du jeûne est basée sur deux choses: l’intention et l’abandon des déjeûnants.

L’explication détaillée de ce thème se trouve en deux sujets.

Premier sujet: L’intention

Q.599: Il est obligatoire au Musulman responsable de faire l’intention du jeûne en prenant l’intention de s’abstenir et de s’empêcher de prendre des déjeûnants que nous citerons par la suite, pendant la période déterminée du jeûne qui commence à la levée de l’aube véridique et finit au coucher du soleil. L’aube véridique est la lumière répandue horizontalement à l’horizon oriental et qui se répand petit à petit. Le crépuscule est réalisé par l’absence [le coucher] du globe solaire bien qu’il vaut mieux attendre l’absence de la rougeur orientale.

Q.600: Pour réaliser l’intention, il suffit de prendre l’intention de faire le jeûne dès le début du mois car la simple décision dans l’âme suffit en elle-même sans avoir besoin de refaire cette intention chaque nuit pour chaque jour de jeûne.

Q.601: Avoir l’intention à la levée de l’aube ne veut pas dire que le Musulman responsable doit être réveillé à ce moment-là pour prendre cette intention, mais cela veut dire qu’il se couche en ayant la volonté de faire le jeûne le lendemain, donc la levée de l’aube ne nuit pas pendant son sommeil tant que cette intention existe dans son âme.

Q.602: Il est obligatoire d’avoir l’intention continuelle de jeûner pendant toute la journée, on peut imaginer des cas de “non-continuité” de cette intention:

S’il décide de rompre son jeûne en prenant l’intention, par exemple, de prendre un déjeûnant, son jeûne n’est plus valable même s’il n’en prend pas.

S’il hésite entre continuer et cesser le jeûne puis décide de le continuer, on a les deux cas suivants:

Si cette hésitation arrive en raison d’un doute à propos de la validité ou de la “non-validité” de son jeûne, alors son jeûne est valable et il n’a rien à faire.

Si la raison de son hésitation n’est pas ainsi alors il est valable bien qu’il vaille mieux le refaire en dette.

Deuxième sujet: Les déjeûnants

Il est obligatoire au jeûneur de s’empêcher de faire un certain nombre de déjeûnants que nous allons détaillés ici:

Premier déjeûnant: Prendre de la nourriture et des boissons.

Q.603: Il est obligatoire au jeûneur d’abandonner le fait de manger et de boire que cela soit peu ou beaucoup même si cela n’était que le fait d’avaler les restes de nourriture se trouvant dans la bouche ou entre les dents ; que les gens ont l’habitude de manger et boire et également que les gens n’ont pas l’habitude de manger et boire, par précaution obligatoire.

Q.604: Le jeûne est invalidé par le fait de manger ou boire en avalant. Donc, ce qui entre dans la bouche ne nuit pas même volontairement comme le fait de goûter la soupe tant que rien n’arrive à l’intérieur du corps.

Q.605: Le jeûne n’est pas invalidé en avalant de la salive même abondante tant que cette salive se trouve dans la bouche; il en est de même pour les muqueuses descendant de la tête ou montant de la poitrine, même si elles arrivent à l’intérieur de la bouche.

Q.606: Manger et boire invalide le jeûne même si cela arrive par une voie autre que la bouche; donc si cela entre par l’intermédiaire d’un tuyau dans le nez ou autre ou par un sérum nutritif arrivant dans le corps par perfusion ou autre, alors tous ces actes sont considérés comme déjeûnants. Par contre, il n’y a pas de mal pour ce qui entre dans le corps pour un traitement et qui n’est pas nutritif.

Deuxième déjeûnant: La relation sexuelle

Q.607: La relation sexuelle qui est un déjeûnant se réalise par l’entrée du gland, au moins, dans le sexe de la femme et également dans l’anus par précaution obligatoire; c’est un déjeûnant pour la femme et l’homme ensemble, pour le pubère ou non, pour le pénétrant et le pénétré par animal ou autre par précaution obligatoire, pour le vivant ou le mort, qu’il y ait sortie de sperme ou non.

Troisième déjeûnant: La masturbation

Q.608: La masturbation est réalisée par la sortie du sperme par l’intermédiaire d’une action, d’une imagination ou du fait de voir [quelque chose] menant à le faire sortir, pour cela il y a deux conditions:

-S’il a la probabilité que son sperme va sortir par cette action, cette imagination ou cette scène.

-S’il n’est pas sûr de pouvoir se retenir et d’empêcher la descente du sperme.

On a trois suppositions annulant le fait que la sortie du sperme soit un déjeûnant:

-S’il n’a pas du tout la probabilité que le sperme va sortir et que cela arrive sans intention de sa part.

-S’il est sûr de la “non-sortie” du sperme et qu’il est sorti sans qu’il s’y attende.

-Si le sperme sort sans qu’il en soit la cause ou en raison d’une maladie.

Quatrième déjeûnant: Le fait de rester en état de grand Hadath* exprès

Q.609: Le fait de déjeûner est réalisé en restant exprès en état de grand Hadath*, selon l’explication détaillée suivante:

Premièrement: Si ce Hadath* est: les règles ou le Nifas* et qu’on devient propre pendant la nuit sans faire de Ghossl* exprès jusqu’à la levée de l’aube, le jeûne n’est pas valable, mais on peut supposer la validité de ce jeûne dans deux cas:

Le premier cas est lorsqu’elle ne sait pas qu’elle est devenue propre avant l’aube ou qu’elle le sait et oublie de faire son Ghossl*; le deuxième cas est lorsqu’elle sait cela dans un temps insuffisant pour faire le Tayamoum* au moins; alors dans ces deux cas, elle doit faire le jeûne le jour suivant et il est valable de sa part.

Deuxièmement: Si ce Hadath* est les grandes ou moyennes pseudo-règles alors, pour la validité du jeûne de celle qui a ce genre de Hadath* il ne lui est ni obligatoire de faire le Ghossl* des deux prières du soir ni les Ghossl* de la journée, mais la précaution conseillée de faire les Ghossl* de la journée est affirmée pour elle.

Troisièmement: Si le Hadath* est le fait de toucher le mort, cela n’influence pas la validité du jeûne si cela arrive pendant le jour, et il est licite de rester jusqu’à la levée de l’aube sans faire le Ghossl*.

Quatrièmement: Si le Hadath* est d’avoir la Jinaba* pendant la nuit par relation sexuelle ou autre et qu’il est réveillé, alors par précaution obligatoire, il fait le Ghossl* avant la levée de l’aube; s’il le retarde exprès alors il continue son jeûne, le refait en dette plus tard et paie la Kafara* par précaution obligatoire; on a le même jugement pour celui qui fait la Jinaba* pendant la nuit par un rêve d’amour et se réveille avant l’aube en sachant qu’il a la Jinaba*.

Q.610: Le jugement de celui qui a la Jinaba* pendant la nuit par rapport au sommeil, avant la levée de l’aube a les deux cas suivants:

-S’il a l’intention de se réveiller pour faire le Ghossl* avant la levée de l’aube on a deux situations:

-S’il a l’habitude de se réveiller ou s’il a mis un réveil pour se réveiller, son jugement est qu’il lui est licite de dormir une fois après l’autre et si le sommeil le domine dans la première ou la deuxième fois, son jeûne est valable et il n’a rien à faire; s’il dort une troisième fois sans se réveiller, son jeûne est aussi valable mais, par précaution obligatoire, qu’il fasse ce jour en dette plus tard sans payer de Kafara* si la Jinaba* lui est arrivé alors qu’il est réveillé comme par la relation sexuelle ou autre. Pour celui qui a la Jinaba* par rêve d’amour alors s’il se réveille puis dort une fois après l’autre, il est tenu de faire la précaution d’un jour de jeûne en dette s’il s’endort une troisième fois.

-S’il n’a pas l’habitude de se réveiller et qu’il n’a pas mis de réveil alors son jugement est qu’il ne lui est pas licite de dormir avant de faire le Ghossl*; s’il dort exprès, il fait un péché, doit continuer son jeûne, le refaire en dette et payer la Kafara*, par précaution obligatoire; il en est de même si sa Jinaba* a lieu pendant son éveil ou pendant son rêve suivit d’un état d’éveil.

-S’il n’a pas pris l’intention de se réveiller, son jugement est celui de la situation (b -).

Q.611: S’il a la Jinaba* pendant la nuit et oublie de faire le Ghossl* jusqu’à la levée de l’aube, il continue son jeûne et n’a rien à faire que cela soit pendant le Ramadan ou non.

Q.612: Le jugement de celui qui fait exprès de rester en situation de grand Hadath* à cause de la Jinaba*, des règles ou du Nifas* est spécifique au jeûne obligatoire à l’origine que ce jeûne soit déterminé ou non, comme le jeûne du Ramadan, le jeûne en dette, le jeûne de Kafara*, le jeûne remplaçant le sacrifice et autre; donc cela ne nuit pas aux jeûnes conseillés même s’ils deviennent obligatoire par accident pour un voeu [Nedhr*] ou autre.

Q.613: S’il n’y a plus de temps pour faire le Ghossl* pour celui qui a eu la Jinaba* pendant la nuit avant la levée de l’aube, il lui est obligatoire de faire le Tayamoum* à la place du Ghossl* pour valider son jeûne et il est tenu de faire le Ghossl* pour la prière. Par contre, celui qui a fait exprès de faire la Jinaba* à un moment où il sait qu’il n’aura pas assez de temps pour faire le Ghossl* ou le Tayamoum* a le jugement de celui qui a fait exprès de rester en état de Jinaba*.

Q.614: L’avis le plus fort est que se faire réveiller en ayant la Jinaba* pour faire un jour de jeûne du Ramadan en dette n’est pas un déjeûnant bien qu’il ne faut pas laisser la précaution de le considérer comme tel.

Cinquième déjeûnant: Faire un lavement avec un liquide.

Q.615: Le jeûneur déjeûne en faisant un lavement avec un liquide, par précaution obligatoire, même s’il est fait par nécessité d’un traitement.

Par contre, faire cela avec un solide nommé médicalement le suppositoire ou un autre solide comme les crèmes ne nuit pas à la validité du jeûne.

Q.616: Ce jugement est spécifique au cas où on le fait par l’anus, les autres ne sont pas des déjeûnants.

Sixième déjeûnant: Le vomissement exprès.

Q.617: Le jeûneur déjeûne en vomissant exprès, par précaution obligatoire, même s’il le fait par nécessité; par contre, que cela arrive malgré soi n’est pas un déjeûnant.

Parfois de la nourriture revient à la bouche, alors si le jeûneur l’avale volontairement son jeûne est invalidé.

Q.618: Le jeûneur ne déjeûne pas en faisant les choses suivantes:

-Premièrement : Mentir sur Dieu (soit-Il loué) sur son Prophète et les Imams (que la paix soit sur eux) bien que cela fasse partie des pêchés graves, et il vaut mieux refaire le jeûne en dette après cela.

-Deuxièmement : Immerger la tête dans l’eau, mais par précaution obligatoire, abandonner cela bien que cela n’invalide pas le jeûne.

-Troisièmement : Faire entrer de la poussière dense et non dense exprès bien qu’il vaut mieux éviter la poussière dense.

-Quatrièmement: La fumée sortant des cheminées, des échappements de voiture et autres et également la vapeur même si elle est dense.

Q.619: Les déjeûnants cités invalident le jeûne avec les deux conditions suivantes:

-Première condition: Lorsque le jeûneur sait que ce qu’il prend est un déjeûnant, pour l’ignorant le jugement diffère de la manière suivante:

Pour l’ignorant par incapacité de savoir que ce qu’il fait ou ce qu’il prend est déjeûnant; qui le prend en croyant que ce n’est pas un déjeûnant, alors il ne déjeûne pas sauf si ce qu’il ignore et qui est déjeûnant était illicite, comme la masturbation, par exemple, et qu’il sait qu’il est illicite car dans ce cas, il déjeûne même s’il croit que ce n’est pas un déjeûnant. Celui qui sait que le lavement avec un liquide, par exemple, est un déjeûnant mais croit que ce qu’il met est dur et découvre que c’est un liquide, ne déjeûne pas.

L’ignorant par négligence déjeûne s’il prend un déjeûnant en ignorant que c’est un déjeûnant qu’il soit licite ou illicite à l’origine.

-Deuxième condition: Que le jeûneur le fasse exprès; nous entendons par le faire exprès: le faire en y faisant attention et en étant conscient au moment de le faire, contrairement à celui qui le fait involontairement et inattentivement par inattention ou oubli pour toute les sortes de jeûne, donc celui qui fait ces actions volontairement comprend:

-Celui qui déjeûne en ayant une excuse comme la maladie et la Taqya*.

-Celui qui déjeûne en osant faire cela devant Dieu et en Lui désobéissant.

-Celui qui est contraint de déjeûner, s’il prend le déjeûnant et le met de lui-même dans sa bouche; par contre si celui qui le contraint fait entrer le déjeûnant dans sa bouche et qu’il l’avale malgré lui, il ne déjeûne pas.

Q.620: Il est déconseillé au jeûneur de toucher et d’embrasser une femme, s’il est sûr de ne pas faire sortir le sperme par cette action et il lui est déconseillé de faire les actions suivantes:

- Donner son sang si cet acte lui cause de la faiblesse; s’il n’en cause pas, il n’y a pas de mal à le faire.

-Sentir toute plante ayant une bonne odeur, mais il n’est pas déconseillé de mettre des parfums.

-Humidifier d’eau les habits qui sont sur le corps.

-S’asseoir dans l’eau pour la femme.

-Mettre des suppositoires.

-Enlever une molaire ou faire sortir le sang de la bouche pour n’importe quelle raison sauf par nécessité.

-Brosser les dents avec une branche humide.

-Se gargariser avec de l’eau à un autre moment que lors du Woudou’*.

-Dire des poèmes d’une façon qui ne convient pas à la spiritualité du mois de Ramadan.

Quatrième thème: La Kafara*

On a déjà cité dans certaines questions, le jugement de l’obligation de la Kafara* associée [au jeûne] à faire en dette dans certains cas où le jeûneur déjeûne pendant le jeûne [les jours de jeûne obligatoire]. Dans ce thème, nous allons donner la règle générale et citer les jugements spécifiques concernant la Kafara* dans les questions suivantes:

Q.621: On a vu précédemment que chaque fois que l’invalidité du jeûne du musulman responsable est jugée, on juge également qu’il lui faut faire le jeûne en dette certainement sauf dans certaines rares exceptions citées dams le thème du jeûne en dette.

En plus de l’obligation de faire le jeûne en dette et pour fortifier la punition de ne pas l’avoir fait exprès, Dieu (soit-Il loué) a mis comme obligation, la Kafara*, pour le jeûneur qui fait exprès de déjeûner durant le jeûne tout en sachant qu’il lui est obligatoire de le faire et que ce qu’il a pris fait partie des déjeûnants ou en sachant que cela fait partie des choses illicites pour le Musulman responsable même sans savoir qu’il fait partie des déjeûnants alors qu’il est libre en faisant cela et non contraint; donc la Kafara* n’est pas obligatoire pour les personnes suivantes:

Premièrement: Pour celui qui ignore qu’il lui est obligatoire de faire le jeûne, la majorité sont de jeunes responsables : garçon ou fille.

Deuxièmement: Pour celui qui ignore que ce qu’il a fait ou a pris faisait partie des déjeûnants bien qu’il sache qu’il lui est obligatoire de faire le jeûne, comme dans le cas où le jeûneur croit que vomir exprès, rester en état de grand Hadath* jusqu’à l’aube ou la relation sexuelle sans sortie de sperme ne fait pas déjeûner.

On exclut de cela le fait que le déjeûnant soit illicite pour le jeûneur et pour les autres, comme la masturbation, car lorsque le Musulman responsable sait que cet acte est illicite mais ignore que c’est un déjeûnant et qu’il le fait pendant le jeûne, son jeûne est invalidé et il est tenu de payer la Kafara* bien qu’il croyait que ce n’était pas un déjeûnant.

Il n’y a pas de différence pour l’ignorance donnant lieu à ne pas payer la Kafara* entre le fait qu’elle soit faite par incapacité ou par négligence.

Troisièmement: Pour celui qui est contraint de déjeûner par peur de l’oppresseur et qui a pris un déjeûnant pour éviter ce mal et cette oppression.

A part ces cas couverts par la règle citée, il est obligatoire au Musulman responsable de payer la Kafara* et de faire le jeûne en dette selon la méthode que nous avons détaillée dans les thèmes précédents.

Q.622: Si l’action de déjeûner se répète plus d’une fois dans une journée il est obligatoire de ne payer qu’une seule Kafara* comme celui qui a mangé ou fait la relation sexuelle plus d’une fois dans un seule journée bien qu’il vaut mieux répéter le paiement de la Kafara* dans le cas où on répète la relation sexuelle ou la masturbation.

Q.623: S’il y a eu une relation sexuelle entre deux époux jeûnants pendant une journée du mois de Ramadan avec volonté et envie, chacun d’eux paie la Kafara* pour soi-même; si le mari qui jeûne oblige son épouse qui jeûne à faire la relation sexuelle pendant le mois de Ramadan alors il lui est obligatoire de payer une Kafara* pour lui et une autre à la place de son épouse par précaution obligatoire, même si cette dernière était soumise et en harmonie avec lui après qu’il l’ait obligée et qu’elle a fait cette soumission suite à l’ordre qui lui est imposé. Par contre, si le mari ne faisait pas le jeûne en ayant une excuse et qu’il impose à sa femme qui fait le jeûne de faire une relation sexuelle alors, il commet un péché, la Kafara* n’est pas obligatoire pour son épouse, mais il ne doit pas la payer à sa place.

Q.624: Celui qui déjeûne dans la journée du mois de Ramadan par une action illicite comme faire l’adultère, boire le vin ou autre, paie la Kafara* en donnant à manger à soixante pauvres ou en faisant le jeûne pendant deux mois consécutifs comme ceux qui déjeûnent en prenant l’illicite comme on le verra plus tard; bien qu’il vaut mieux payer la Kafara* de l’ensemble qui est de notre temps limité à jeûner deux mois consécutifs et donner à manger à soixante pauvres.

Q.625: S’il déjeûne exprès puis voyage avant le midi réel, la Kafara* n’est pas annulée pour autant.

Q.626: Il n’est pas obligatoire de payer la Kafara* immédiatement, donc il peut retarder cela un certain temps sans être, selon les coutumes, considéré comme étant négligent et prenant cela à la légère.

Q.627: Il est licite de prendre l’initiative de bienfaisance en payant la Kafara* à la place du mort que cela soit en jeûnant ou en donnant à manger [aux pauvres; il est licite [de payer la Kafara*] à la place des vivants en donnant à manger [aux pauvres] mais pas en faisant le jeûne à leur place.

Q.628: S’il sait qu’il a invalidé son jeûne mais doute si cet acte l’oblige à faire le jeûne en dette seulement ou si payer la Kafara lui est également obligatoire, alors il ne lui est obligatoire que de faire le jeûne en dette. S’il sait qu’il a à payer la Kafara* et doute de l’avoir fait, alors il lui est obligatoire de la payer.

Q.629: S’il ne connaît pas le nombre de jours qu’il a déjeûné exprès alors il fait une estimation du nombre dont il est certain et paie la Kafara* de ce nombre, il n’est pas obligatoire de la payer des jours “doutés” en plus.

Q.630: S’il se souvient, par exemple, d’avoir déjeûné un jour après midi mais doute s’il fait partie du mois de Ramadan ou du jeûne en dette de ce mois, alors il lui suffit de donner à manger à dix pauvres; par contre, s’il avait déjeûné avant midi et qu’il doute tout comme dans le cas précédent, il ne lui est pas obligatoire de payer de Kafara*.

Q.631: La Kafara* qui est obligatoire à être payée varie en fonction du genre de jeûne, ainsi:

-Pour celui qui déjeûne exprès, un jour du mois de Ramadan, la Kafara* est de jeûner deux mois consécutifs ou de donner à manger à soixante pauvres et il a le choix entre les deux, cette Kafara* est la même pour avoir déjeûné le jour qui est devenu obligatoire par pacte.

-Pour celui qui déjeûne exprès un jour de jeûne en dette du mois de Ramadan, après le midi réel, la Kafara* est de donner à manger à dix pauvres, s’il ne peut pas le faire, il fait le jeûne de trois jours, par précaution obligatoire que ces jours soient consécutifs.

-Pour ne pas avoir jeûné un ou plusieurs jours dans temps déterminé, pour ne pas avoir respecté le Nedhr*ou pour ne pas avoir respecté un serment, la Kafara* dans notre temps est de donner à manger à dix pauvres ou de leur donner des habits et s’il n’en est pas capable qu’il fasse le jeûne pendant trois jours.

Q.632: Le “lieu” pour payer la Kafara* est le pauvre ou le démuni; le pauvre est celui qui ne possède pas suffisamment de nourriture pour un an, de sorte qu’il n’a pas ses réserves d’une année ni en une seule fois ni par tranches [comme le salarié], le démuni est un pauvre dont la situation est pire encore.

L’explication détaillée des jugements de ce sujet viendra dans le chapitre des Kafara* dans la partie concernant les échanges.

Q.633: S’il n’est pas capable de donner la Kafara* pour avoir déjeûné un jour du mois de Ramadan, il a le choix entre jeûner dix-huit jours et payer comme aumône ce qu’il peut, s’il ne peut faire aucune de ces deux choses; il demande pardon à Dieu (soit-Il loué) et il ne lui est pas obligatoire de les faire s’il en devient capable ensuite, mais il n’y a pas de mal à les faire par précaution.

- La kafara : Bien donné pour se racheter d’un péché

- Le Nedhr: Promesse faite à Dieu à exécuter en cas de l’exaucement d’un voeu.

Cinquième thème: La Fidya* [le rachat]

La Fidya* est ce qu’on doit faire habituellement lorsqu’on déjeûne en ayant une excuse pour faire cela; cette Fidya* peut être obligatoire pour d’autres raisons; l’explication détaillée de ses jugements se trouve en plusieurs questions:

Q.634: La Fidya* devient obligatoire pour les cas suivants:

-Pour le vieux, la vieille et celui qui a continuellement la maladie d’avoir soif qui ne font pas le jeûne parce que c’est difficile et dur pour eux sauf pour le cas où c’est excusable ou nuisible pour eux.

-Pour la femme enceinte qui déjeûne et qui est proche de son accouchement et pour la nourrice qui a peu de lait, si jeûner est nuisible pour le foetus ou le nourrisson.

-Pour celui qui tarde à faire en dette les jeûnes ratés du mois de Ramadan jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant que cela soit fait par négligence en ayant la capacité de le faire ou en raison de la continuité de sa maladie; il en est de même dans le cas où il est capable de le faire mais qu’il arrive un empêchement comme la maladie ou le voyage qui a continué jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant, par précaution obligatoire.

Q.635: Si la maladie empêchant le jeûne continue et l’empêche de faire le jeûne en dette pendant plusieurs années, il lui est obligatoire de payer la Fidya* à la fin de chaque année où il n’a pu faire ni le jeûne, ni le jeûne en dette, même si cet état continue jusqu’à sa mort; par contre, s’il a retardé son jeûne en dette d’un seul mois de Ramadan pendant plusieurs années, il ne lui est obligatoire de payer qu’une seule Fidya* pour la première année pendant laquelle il a retardé son jeûne en dette jusqu’au Ramadan suivant.

Q.636: La Fidya* d’un seul jour est de trois quart de kilo de nourriture pour un pauvre, il vaut mieux que cela soit un kilo et demi; les jugements du “lieu” où il faut la payer, de son genre, de l’intention de se rapprocher de Dieu en la payant, de la payer et non pas de payer sa valeur viendront dans le chapitre de la Kafara*. Mais la Fidya* diffère de la Kafara* par le fait qu’on peut donner la Fidya* de plusieurs jours ou plusieurs mois à un seul pauvre et qu’il est indispensable de donner la Fidya*, elle-même, au pauvre et qu’il ne suffit pas de l’inviter à un banquet et de le rassasier contrairement à la Kafara*. Il vaut mieux se satisfaire pour la Fidya* de donner du blé ou de la farine ce qui la diffère également de la Kafara*.

Q.637: Pour la femme enceinte qui va bientôt accoucher et qui a déjeûné, pour la nourrice qui a déjeûné de peur de nuire à l’enfant, qui ont retardé le fait de jeûner en dette jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant; il est obligatoire de payer deux Fidya*: l’une pour avoir déjeûné par peur pour son enfant et l’autre pour avoir retardé son jeûne en dette.

- La fidya: donner à manger aux pauvres pour se racheter d’un péché

- La kafara : Bien donné pour se racheter d’un péché

Sixième thème: Le jeûne en dette

Q.638: Il est obligatoire au Musulman responsable de faire en dette les jeûnes obligatoires qu’il a ratés, ce jugement comprend les cas suivants:

-Si le fait de déjeûner est fait exprès en osant désobéir à Dieu (soit-Il loué).

-Si le fait de déjeûner a lieu pendant la période où il a renoncé à l’Islam.

-Si le fait de déjeûner est dû à sa méconnaissance de l’obligation du jeûne à l’origine.

-Si le fait de déjeûner a une excuse comme le voyage, la maladie, la grossesse, l’allaitement, les règles, le Nifas*, l’ivresse ou le sommeil.

-Si le fait de déjeûner est dû à la perte de conscience à cause d’une anesthésie et si cette perte de conscience a eu lieu avant l’aube et avant de prendre l’intention [de jeûner].

Q.639: Il n’est pas obligatoire de faire le jeûne en dette pour certaines personnes qui sont:

-Le mécréant d’origine qui est devenu pubère tout en étant mécréant même s’il n’est pas né de deux parents mécréants.

-La personne complètement folle qui devient ensuite raisonnable et également la personne folle par moment, si sa folie arrive avant qu’il ne fasse l’intention de jeûner avant la levée de l’aube.

-Celui qui a perdu conscience, si cela arrive avant de prendre l’intention de jeûner à l’aube, celui qui a une congestion cérébrale connue de nos jours faisant partie des pertes de conscience.

-Le vieux, la vieille et celui qui a la maladie d’avoir toujours soif lorsque il abandonne le jeûne en raison de sa difficulté ou de la gêne même s’ils peuvent le faire en dette plus tard.

-Celui dont la maladie continue jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant même s’il peut le faire en dette ensuite; par contre, si son excuse est autre chose que la maladie comme le voyage continuel, par exemple, alors il doit le faire en dette, par précaution obligatoire.

Q.640: Il n’est pas obligatoire de faire le jeûne en dette immédiatement mais il vaut mieux ne pas le retarder jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant; il n’est obligatoire ni de suivre un ordre pour les jeûnes en dette ni de déterminer le jour raté. Mais il peut le déterminer, s’il devait faire certains jours du mois de Ramadan précédent et certains jours du Ramadan actuel ce qui peut servir au sujet du paiement ou non de la Fidya*.

Q.641: Celui qui a raté plusieurs jours en raison d’une maladie et qui n’a pas guéri jusqu’à sa mort, n’a rien à faire; il en est de même pour la femme qui a les règles et pour la Nafsa* et qui meurt avant qu’un temps suffisant lui permettant de faire ses jeûnes en dette ne passe.

Q.642: Il est obligatoire -par précaution- au fils aîné de faire le jeûne en dette à la place de son père qui ne l’a pas fait en raison d’une excuse s’il était obligatoire au père de faire ce jeûne en dette et qu’il en était capable .

Q.643: Il est licite de louer quelqu’un pour faire le jeûne en dette à la place du mort et il est licite de le faire gratuitement.

Q.644: Il n’est pas licite à celui qui a à faire des jours de jeûne en dette du Ramadan, de jeûner par acte de bienfaisance à la place de quelqu’un d’autre ou de faire un jeûne conseillé. Par contre, il lui est licite d’être loué pour faire le jeûne à la place d’autrui comme il lui est licite de faire un jeûne conseillé pendant son voyage.

De même qu’il lui est licite de faire le jeûne -par acte de bienfaisance ou par acte conseillé- si son jeûne obligatoire est autre que le jeûne en dette du Ramadan comme le jeûne du voeu, de la Kafara et autre.

- La Nafsa : c’est la femme qui vient d’accoucher.

- Le Nifas: Etat de la femme qui vient d’accoucher.

- La Fidya: donner à manger aux pauvres pour se racheter d’un péché.

Le 30/07/2011 Ap. J. C / 29 Shaaban 1432 H

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